dimanche 18 août 2019
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BCE: pas de nécessité de relancer les achats nets d’actifs « cette année »

BCE: pas de nécessité de relancer les achats nets d’actifs « cette année »

La Banque centrale européenne (BCE) s’est dit prête lundi à soutenir l’économie si besoin en relançant les rachats nets d’actifs, sans pour autant l’envisager en 2019, selon son président Mario Draghi.

« Bien sûr, si les choses tournent très mal, nous pourrions toujours nous servir d’autres instruments de notre boîte à outils », a déclaré M. Draghi lundi à la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen à Bruxelles.

« A cet instant, nous ne voyons pas cette éventualité se produire, certainement pas cette année », a-t-il toutefois ajouté, répondant à une question d’un euro-député sur les rachats d’actifs.

Ces propos sont « un peu surprenants », a estimé Frederik Ducrozet, stratégiste chez Pictet Wealth Management. Selon lui, la BCE veut éviter de « donner l’impression d’être sous pression ou inquiète au point de devoir agir dans l’urgence ».

Le banquier italien avait assuré jeudi dernier que l’institution n’était « pas à court d’instruments » pour réagir à une dégradation durable, même si elle vient de mettre fin au « QE », son programme historique de rachats de dette publique et privée.

La BCE a maintenu lors de sa dernière réunion son dispositif monétaire très expansif, avec les taux directeurs au plus bas et le réinvestissement au fur et à mesure des échéances du stock gigantesque d’obligations – près de 2.600 milliards d’euros – acquis avant la fin du « QE », en décembre dernier.

L’institution a également laissé entendre que les taux pourraient ne pas être relevés en 2019 si l’économie continuait à s’affaiblir.

Comme il l’avait déjà dit jeudi dernier, M. Draghi a souligné devant le Parlement européen la « persistance d’incertitudes liées notamment à des facteurs géopolitiques et la menace de protectionnisme », ce qui « pèse sur le climat économique ».

La BCE n’a « pas d’autre choix que d’envoyer un message positif en attendant les prochaines données » économiques qui seront publiées d’ici sa prochaine réunion de mars, quand elle pourrait être amenée à « changer son diagnostic », selon M.Ducrozet.

La BCE lutte depuis quatre ans pour faire remonter l’inflation à un taux durablement proche de 2%, un niveau jugé adéquat pour soutenir l’économie.

afp/ol
zonebourse

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