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Bénin : l’arrivée des VTC donne un coup de fouet aux transports

Bénin : l’arrivée des VTC donne un coup de fouet aux transports

Des voitures de transport avec chauffeur (VTC), circulent désormais à Cotonou, la capitale économique du Bénin. Le gouvernement a également annoncé la création d’une flotte de taxis avec des véhicules neufs. Jusque-là, on ne trouvait que des taxis-motos et des taxis vétustes.

Dans ce call center de Cotonou, une hôtesse s’affaire pour organiser le transport de son client. Il doit récupérer un voyageur à l’aéroport. C’est un VTC, un véhicule de transports avec chauffeur, de la société Africab qui s’en chargera. Lancée en Côte d’Ivoire, la compagnie a signé une franchise avec un importateur de véhicules neufs à Cotonou. Ils sont identiques, siglés. Rufin Yenonfan, un des responsables d’Africab au Bénin : « On veut que nos clients se déplacent en toute tranquillité, qu’ils aient des chauffeurs bien formés et des services à bord comme le wi-fi. Tout cela est purement nouveau sur le marché béninois. Nous avons aujourd’hui 15 voitures et notre ambition est d’en avoir 150 d’ici la fin 2017. »

Classe moyenne

Deux autres sociétés de VTC existent au Bénin, Softtaxis et WiDriveU. Leur cible à toutes : la classe moyenne, les étrangers et les entreprises. Karine, responsable commerciale dans un grand hôtel de Cotonou, constate l’intérêt manifeste de ses clients : « Il y avait vraiment un vide sur ce marché-là, que ce soit dans la journée ou dans la soirée. Sortir de nuit et surtout organiser le retour devenait problématique alors les clients préféraient rester à l’hôtel. Maintenant ils peuvent appeler un VTC à toute heure. Les tarifs sont clairs et tout est beaucoup plus professionnel. »

300 nouveaux taxis

De son côté, le gouvernement va créer une flotte de 300 taxis à Cotonou. Des auto-entrepreneurs, sélectionnés, achèteront grâce à un prêt bancaire négocié, le même véhicule, exonéré de taxes. Par la suite, des privés pourront se lancer dans la limite de 10 taxis par ville.

« Le rôle de l’Etat n’est pas de créer une flotte de taxi, explique Rufino d’Almeida, directeur de cabinet au ministère du Développement qui pilote l’opération, mais de susciter l’initiative privée en accompagnant le mouvement. L’Etat ne fait qu’organiser le secteur pour les privés. Si nous voulons développer le tourisme, nous sommes obligés de prendre les mesures d’accueil nécessaires mais nous souhaitons aussi donner les moyens aux Béninois de se déplacer dans de bonnes conditions. »

Les taxis-motos ne se sentent pas concurrencés. On ne connaît pas encore les tarifs des futurs taxis. La course avec un VTC débute à 3 000 francs CFA (un peu plus de 4,5 euros), c’est en moyenne 10 fois plus cher qu’en moto.

Delphine Bousquet
rfi

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