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BMW i Vision Dynamics : la chasse à Tesla est ouverte

BMW i Vision Dynamics : la chasse à Tesla est ouverte

Francfort. Alors que l’américain est absent du salon, la poussée du premium électrique allemand s’affirme avec ce concept BMW… pas disponible avant 2020.

On ne pourra pas faire le mauvais procès à BMW d’ignorer la traction électrique. Il s’y intéresse depuis longtemps, paie de sa personne avec une i3 qui défend les couleurs d’une compacte premium à batteries ou une i8 sportive et multiplie les concepts dans le genre qui seront, on le verra assez vite, bien plus que des déclarations d’intention. Ainsi, le concept Vision Dynamics présenté à Francfort entre dans le cadre d’un vaste programme d’électrification de la marque allemande.

« En 2025, notre offre comprendra 25 modèles électrifiés, dont 12 totalement électriques et 13 hybrides rechargeables » a précisé le PDG du groupe, Harald Krüger, aux pieds de la Vision Dynamics. Présentée en grande pompe à Francfort avec ses homologues électrifiées, elle préfigure d’assez près ce que sera une sorte de Série 5 convertie aux watts. Une nécessité, car il n’est plus question de se faire tailler des croupières par l’insolent Tesla, qui va se heurter à la partie la plus difficile du métier : commercialiser à grande échelle ses voitures.

600 km d’autonomie

BMW sait faire de l’industrie, des voitures soignées et, autant que possible, performantes et fiables. Passer à l’électrique relève donc plus du calendrier stratégique que de l’opportunité technique et il semble qu’il ne faudra plus attendre beaucoup désormais pour avoir, à peu près en même temps que chez Porsche la Mission E, une BMW sachant jouer de la batterie. De par ses mensurations, elle doit être capable de convertir une partie de la clientèle Série 5 au tout-électrique.

Celle qui pourrait en toute logique se nommer i5, en s’intercalant entre i3 et i8, se présente déjà avec un nez fermé, sans calandre béante, mais orné des deux anneaux plaqués typiques des BMW. C’est surprenant au premier abord, mais ultramoderne et finalement parfaitement réussi. Adrian van Hooydonk, vice-président de BMW chargé du design, y tient et veut démontrer ainsi que « le langage de conception de BMW i peut être appliqué à d’autres concepts ». On ne s’en plaindra pas, carles designers ne se sont pas laissés aller à la caricature de la voiture électrique laide.

Ils ont soigné les détails, comme cette fausse calandre soulignée de bleu électrique – une tendance lourde partout – entre des phares bridés comme jamais. Les poignées de porte sont dissimulées dans la forme qui s’annonce très aérodynamique. De quoi réduire la résistance à l’avancement et tabler sur une autonomie allant jusqu’à 600 kilomètres en une seule charge. Elle pourra tutoyer à l’occasion – pas trop souvent pour les batteries – les 200 km/h et passer de 0 à 100 km/h en 4 secondes. Elle est bien évidemment configurée pour la conduite autonome, mais, problème, elle ne devrait surgir qu’à la charnière des années 2020. Tesla a encore de l’avance et peut légitimement retirer la satisfaction d’avoir montré l’exemple.

lepoint

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