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Boeing affecté en Bourse par les coûts du 787 malgré un bond de ses bénéfices

Boeing affecté en Bourse par les coûts du 787 malgré un bond de ses bénéfices

Le constructeur aéronautique américain Boeing a payé en Bourse mercredi une hausse des coûts de production du 787 “Dreamliner”, son avion de nouvelle génération en matériaux composites, qui a éclipsé un bond de 38% de ses bénéfices au premier trimestre.

L’avionneur, qui a réaffirmé ses objectifs financiers et de livraisons pour 2015, a vu ses marges diminuer à 10,5% contre 11,8% un an plus tôt dans l’aviation commerciale.

Il met ce recul sur la hausse des livraisons des appareils 787, dont les coûts de production ont continué de progresser mais à un rythme plus élevé qu’anticipé, a indiqué Boeing.

Ces dépenses se sont établies sur le 1er trimestre à 26,94 milliards de dollars, en hausse de 3% sur le trimestre précédent et de 16,5% sur un an.

En principe, les coûts de production doivent commencer à diminuer lorsqu’un appareil a passé sa pleine phase de production. Or pour ce qui est du “Dreamliner”, ils n’ont cessé d’augmenter depuis le 1er trimestre 2012 lorsqu’ils ont commencé à être imputés dans les résultats de Boeing.

Le 787, dont le développement a coûté quelque 50 milliards de dollars à Boeing selon les calculs d’analystes, est entré en service fin 2011 mais a connu des problèmes au début de sa commercialisation, notamment d’incendies de ses batteries. Il est confronté depuis quelques mois à des retards chez les fournisseurs de Boeing.

Le directeur financier Greg Smith a promis, lors d’une conférence téléphonique, que les coûts allaient baisser à un niveau “acceptable” en 2016. Il a aussi indiqué que le programme 787 devrait être rentable à “un moment cette année”.

En attendant, il pèse sur la trésorerie disponible qui est négative de 486 millions de dollars au premier trimestre, contre un gain de 615 millions un an plus tôt.

“Le free cash flow” est un indicateur de rentabilité important pour le groupe, qui estime qu’il devrait traduire les progrès du programme 787 en termes de rentabilité.

A Wall Street, le titre Boeing décrochait de 2,66% à 149,26 dollars vers 17H10 GMT.

- Promesse -

“Boeing est en train d’apprendre de la manière la plus dure que quand on demande aux investisseurs de ne regarder que le +cash flow+ plutôt que les bénéfices il faut être à la hauteur de la promesse”, analyse Robert Stallard, expert chez RBC Capital Markets.

Dans l’ensemble, la division aviation commerciale a enregistré un chiffre d’affaires de 15,4 milliards de dollars (+21% sur un an) et un bénéfice net de 1,61 milliard de dollars en hausse de 8%.

Le bénéfice net total du constructeur aéronautique ressort, lui, à 1,33 milliard de dollars pour un chiffre d’affaires de 22,15 milliards de dollars (+8%).

Sur le front des activités militaires, la situation est moins bonne avec un recul de 12% du chiffre d’affaires à 6,71 milliards de dollars, dont un recul de 21% pour les avions militaires. Le bénéfice net est en baisse de 4% à 743 millions de dollars. Le carnet de commandes s’élevait à 60 milliards de dollars, dont plus d’un tiers représentant des commandes venues de l’étranger.

Pour l’ensemble de l’année, Boeing table toujours sur un chiffre d’affaires compris entre 94,5 et 96,5 milliards de dollars là où les attentes des analystes financiers sont de 94,8 milliards.

Le bénéfice par action ajusté visé est de 8,20 à 8,40 dollars, là ou les analystes attendent 8,49 dollars.

Le groupe de Chicago entend livrer entre 750 et 755 avions commerciaux. Sur le trimestre, il a livré 184 appareils.

Le carnet de commandes s’élevait à la fin du trimestre à 495 milliards de dollars, représentant 5.700 appareils. Il était de 502 milliards de dollars un an plus tôt. Sur le seul 1er trimestre, Boeing a reçu des commandes pour 15 milliards de dollars totalisant 110 avions.

Le groupe, qui a aussi augmenté son dividende de 25%, a racheté pour 2,5 milliards de dollars de ses propres actions dans le cadre du programme de rachat de titres en cours.

AFP/boursorama.com

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