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Bolo’Art à Bobo-Dioulasso : Un festival pour magnifier les artistes et le quartier Bolomakoté

Bolo’Art à Bobo-Dioulasso : Un festival pour magnifier les artistes et le quartier Bolomakoté

Bobol'art

Du 27 au 29 décembre 2013, le quartier Bolomakoté a vibré au son des djembé et des balafons de ses artistes. A travers la 2e édition du festival Bolo’Art qui a réuni près de 150 musiciens et danseurs. Un grand concert, la sortie des masques, des ateliers de formation, des rencontres ont été les moments forts.

 

Le festival Bolo’Art signifie Bolomakoté art. Il a été muri par des jeunes du quartier pour magnifier d’une part, ledit quartier qui à leur avis reste la « maison mère » de l’art bobolais, et d’autre part, l’ensemble des artistes de la ville de Sya. Pendant deux jours, des artistes professionnels et amateurs ont communié autour de leur passion. Présidée par Assita Ouattara, députée à l’Assemblée nationale, la cérémonie d’ouverture a eu lieu à Bolomakoté avec la prestation de plusieurs artistes modernes et traditionnels. Bolo’Art est à sa deuxième édition. Un pari réussi à en croire les organisateurs qui estiment que l’art doit continuer à vivre dans le quartier qui a connu de talentueux artistes et des groupes artistiques de renommée ayant porté haut les couleurs du Burkina Faso même au delà des frontières. « Le groupe Farafina en est la preuve vivante », soutient Gérard Sanou, secrétaire général du festival. Bolo’Art se veut donc un facteur de rassemblement des artistes de la ville autour d’un même idéal. D’où son objectif de valoriser et de pérenniser l’art à Bobo-Dioulasso. « Nous souhaitons vivement poursuivre dans la même dynamique pour permettre aux artistes de se connaitre, de communier autour de l’art », a indiqué le président du Festival, Mamadou Ouattara.

Enseigner l’art à l’école

Bolo’Art a de grandes ambitions et principalement pour l’éducation. A ce titre, une table ronde a été organisée au cours du festival autour de la thématique : « Culture et éducation ». Il s’agit, soutiennent les organisateurs, d’interpeller les décideurs sur l’importance de l’intégration de l’art dans les enseignements en milieu scolaire. Parce que, ont-ils dit, « Nous estimons que l’art a aussi sa place dans l’éducation ». En plus des spectacles dans la rue, des enfants ont été initiés à l’art, à travers des ateliers de formation. Aussi, ont-ils communié autour d’une kermesse et d’un match de football. Un deuxième coup d’essai qui fut un coup de maître et le vœu de Gérard Sanou et Dramane Ouattara, respectivement secrétaire général et président de l’association organisatrice du festival, est de pouvoir l’élargir à toute la sous-région.

Appréciation de quelques spectateurs

Traoré Amadou, agent commercial

« C’était tout simplement merveilleux. Surtout la prestation de la troupe Parissi. Les mots me manquent pour exprimer ma satisfaction. Je pense que Bolo’Art est une très bonne initiative que je souhaite pérenne afin de mettre en cohésion les artistes. Bon vent à Bolo’Art »

Sabrina, expatriée française

« C’était très bien. J’ai beaucoup aimé. C’est la première fois que je viens à Bobo-Dioulasso et je pense que j’ai eu de la chance de suivre le festival ».

Bassératou KINDO

Pour le Faso.net

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