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Bond du bénéfice au 3e trimestre pour HSBC

Bond du bénéfice au 3e trimestre pour HSBC

La banque britannique a annoncé lundi une hausse de 32% de son bénéfice avant impôt au 3e trimestre.

La banque britannique HSBC (HSBA 60.8 0.50%) a annoncé un bond de 32% de son bénéfice avant impôts au 3e trimestre grâce au déclin des charges engendrées par divers litiges. Son chiffre d’affaires a néanmoins été plombé par la volatilité des places financières asiatiques.

Ces résultats témoignent de la «résistance» du géant bancaire dans un contexte difficile de baisse des places boursières en Asie, a souligné lundi le directeur général Stuart Gulliver dans un communiqué.

Le bénéfice imposable est ressorti à 6,1 milliards de dollars (6,2 milliards de francs), contre 4,6 milliards au 3e trimestre 2014. Le chiffre d’affaires est en baisse de 4%.

Ebranlée par les scandales et des résultats financiers décevants, la banque avait annoncé en juin qu’elle se séparait de presque 50’000 employés dans le cadre d’un plan de restructuration planétaire, incluant la vente de ses activités au Brésil et en Turquie.

Cette cure d’amaigrissement visait à libérer des moyens afin de permettre à la plus grande banque européenne de s’ancrer davantage en Asie. «Nos mesures de réduction des coûts commencent à porter leurs fruits» même «s’il faut en faire davantage», a ajouté M. Gulliver.

Litiges en baisse

Les résultats du 3e trimestre ont également profité de la baisse des charges occasionnées par différents litiges. HSBC a ainsi dépensé 1,4 milliard de dollars de moins en amendes, pénalités et règlements ou procédures de réparation pour ses clients britanniques par rapport au même trimestre 2014.

HSBC (Hongkong and Shanghai Banking Corporation) envisage de déménager son siège londonien. Elle a cependant également indiqué qu’aucune décision n’avait été prise en la matière pour le moment, car il reste «un travail considérable à faire».

La banque a laissé entendre qu’une décision pourrait n’être prise qu’en 2016. Elle s’était elle-même initialement fixée un délai d’évaluation – modifiable – à fin 2015.

Les résultats du 3e trimestre sont supérieurs aux attentes des analystes. «Leurs mesures de contrôle des coûts n’avaient pas été à la hauteur» jusque là, «mais là, «mais on dirait qu’ils maîtrisent désormais la situation», a commenté Jackson Wong, analyste chez Simsen Financial Group.

L’action HSBC reculait de 0,16% dans les échanges de l’après-midi, à 60,9 dollars de Hong Kong (7,75 francs).

Scandales en cascade

HSBC s’est retrouvée aux prises ces dernières années avec une série de scandales. Elle a en particulier dû payer de lourdes pénalités pour avoir tenté de manipuler les marchés des changes. En février, HSBC avait été contrainte de présenter ses excuses pour les pratiques «inacceptables» de sa filiale helvétique à Genève.

Celle-ci est accusée d’avoir mis en place un vaste système d’évasion fiscale et d’avoir fait transiter quelque 180 milliards d’euros (196 milliards de francs au cours actuel) de riches clients entre novembre 2006 et mars 2007 sur des comptes en Suisse, afin de leur éviter d’avoir à payer des impôts dans leurs pays respectifs.

HSBC, qui est également poursuivie en France dans le cadre de cette affaire, a versé en juin 40 millions de francs aux autorités genevoises, mettant ainsi, sans procès, un terme à la procédure pour blanchiment aggravé lancée contre elle le 18 février.

Cette affaire – connue sous le nom «Swissleaks» – avait éclaté lorsqu’un ex-informaticien de l’établissement bancaire à Genève, Hervé Falciani, avait copié des données de son employeur avant de les rendre accessibles à des entreprises privées et à des organismes de plusieurs pays.

Hervé Falciani a livré aux autorités fiscales françaises le trois-quarts des noms des clients privés de la banque. Il est depuis accusé de service de renseignements économiques, de soustraction de données et de violation du secret commercial et bancaire.

Son procès s’est ouvert lundi au Tribunal pénal fédéral (TPF) de Bellinzone. Citoyen français, Hervé Falciani est actuellement dans l’Hexagone et ne s’y est pas présenté, n’ayant pas confiance selon ses dires dans la justice suisse. Il est non extradable.

tdg.ch

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