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Bourse : Wall Street reprend après une suspension inédite

Bourse : Wall Street reprend après une suspension inédite

Le Nyse a été suspendu pendant près de quatre heures mercredi, suite à des déboires informatiques.

La nouvelle est tombée à 11 h 32, mercredi matin. Par un message laconique, les traders de Wall Street ont appris que la Bourse de New York (Nyse) suspendait ses opérations, et annulait tous les ordres en cours de traitement. Les valeurs cotées au Nyse ­continuaient de s’échanger sur les autres plates-formes, notamment le Nasdaq. Il n’empêche : le Nyse, qui a finalement repris son activité peu après 15 heures, n’avait jamais connu de suspension aussi longue : près de quatre heures au final.

Les déboires informatiques sont courants sur les plates-formes boursières. On se souvient d’une journée noire en août 2013, où le Nasdaq avait dû interrompre les échanges, lui aussi, pendant plus de trois heures. Ces événements montrent la difficulté des ordinateurs à absorber des opérations de plus en plus nombreuses, et de plus en plus complexes.

Le BATS en a encore été victime lundi, contraint de suspendre certains échanges pendant une grosse demi-heure. Mais la suspension du Nyse est plus globale, et surtout plus longue. Elle a provoqué de nombreuses réactions, à la Maison Blanche notamment.

Le FBI ouvre une enquête

La reprise des échanges mercredi soir promettait d’être extrêmement chaotique, ajoutant encore un peu plus à la fébrilité provoquée par la situation en Grèce, et l’effondrement de la Bourse chinoise. Les spéculations sont allées bon train dans les salles de marchés, sur l’hypothèse d’une cyberattaque notamment. Elles ont encore grossi quand le « Wall Street Journal » a suspendu, lui aussi, son site Internet.

Quelques heures avant, c’était la compagnie aérienne United Airlines qui devait clouer ses avions au sol, à la suite de déboires informatiques. La coïncidence est suffisamment troublante pour justifier une enquête du FBI. Le Nyse a néanmoins fait savoir qu’il ne s’agissait pas d’une attaque malveillante, mais de problèmes techniques en interne, provoquées par l’actualisation d’un logiciel la nuit précédente.

Les informaticiens pensaient avoir réglé leurs difficultés en début de matinée, avant l’ouverture de la Bourse. Erreur : c’est leur accumulation qui a, semble-t-il, provoqué la suspension générale, en fin de matinée. Les salles de marchés ne semblaient pas faire l’objet de panique majeure, en tout cas mercredi matin.

« La situation est sous ­contrôle », estimait Mark Otto, un trader travaillant sur le « floor » du Nyse au nom du courtier J. Streicher & Co. « Nous attendons juste le feu vert. Il n’y a aucun signe de panique. » « C’est irritant. Mais cela n’interrompt pas notre activité », renchérissait Ted Weisberg, chez Seaport Securities, peu avant la réouverture.

La nouvelle est tombée à 11h32, mercredi matin. Par un message laconique, les traders de Wall Street ont appris que la bourse de New York (Nyse) suspendait ses opérations, et annulait tous les ordres en cours de traitement. Les valeurs cotées au NYSE continuaient de s’échanger sur les autres plate-formes, notamment le Nasdaq. Et finalement, Wall Street a repris ses activités vers 21h15 ce mercredi soir. Il n’empêche : jamais le NYSE n’avait connu d’interruption de cet ordre.

Les ruptures informatiques sont courantes sur les plate-formes boursières. Elles montrent la difficulté des ordinateurs à absorber des opérations de plus en plus nombreuses, et de plus en plus complexes. Le BATS en a encore été victime lundi, contraint de suspendre certains échanges pendant une grosse demi-heure. Mais la suspension du NYSE est plus longue, et surtout plus globale.

« Le NYSE ne prévoit pas d’échéance particulière pour la reprise des échanges », indiquait le ministère de la Justice en fin de matinée. La Maison Blanche, le ministère de l’Economie et le gendarme de la bourse (SEC) n’en disaient guère plus, se contentant d’indiquer qu’ils « suivaient la situation de manière extrêmement étroite ».

« Aucun signe de panique » 

La reprise promettait d’être extrêmement chaotique, ajoutant encore un peu plus à la fébrilité provoquée par la situation en Grèce, et l’effondrement de la bourse chinoise. Les spéculations sont allés bon train dans les salles de marchés, sur l’hypothèse d’une cyber-attaque notamment. Elles ont encore grossi quand le « Wall Street Journal » a suspendu, lui aussi, son site Internet. Quelques heures avant, c’était la compagnie aérienne United Airlines qui devait clouer ses avions au sol, suite à des déboires informatiques.

La coïncidence est suffisamment troublante pour justifier une enquête du FBI. Le NYSE a néanmoins fait savoir qu’il ne s’agissait pas d’une attaque malveillante, mais de problèmes techniques en interne. Les informaticiens pensaient d’ailleurs avoir réglé leurs difficultés en début de matinée, avant l’ouverture de la bourse. Erreur : c’est leur accumulation qui a semble-t-il provoqué la suspension générale, en fin de matinée.

Les salles de marché ne semblaient pas faire l’objet de panique majeure, en tous cas mercredi matin. « La situation est sous contrôle », estimait mercredi matin Mark Otto, un trader travaillant sur le « floor » du NYSE au nom du courtier J. Streicher & Co. « Nous attendons juste le feu vert. Il n’y a aucun signe de panique ». « C’est irritant. Mais cela n’interrompt pas notre activité », abondait Ted Weisberg, chez Seaport Securities. La suspension donne en tous cas du grain à moudre à ceux qui dénoncent la fragilité des systèmes boursiers.

Lucie Robequain / Correspondante à New York
lesechos.fr

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