dimanche 20 septembre 2020
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Bourses africaines : baisse de la valeur moyenne des transactions journalières sauf pour l’île Maurice

Bourses africaines : baisse de la valeur moyenne des transactions journalières sauf pour l’île Maurice

L’année 2019 a été marquée par une baisse de la valeur moyenne des transactions sur les marchés financiers basés en Afrique, à l’exception de celui de l’île Maurice, apprend-on du rapport Bright Africa 2019, produit par la firme d’analyse et d’accompagnement stratégique Riscura.

Le Stock Exchange of Mauritius (SEMDEX) a en effet connu une hausse de 57% de la valeur moyenne des titres échangés pour atteindre 15 millions $. Cela en fait la bourse ayant connu la plus forte progression de liquidités journalières.

« L’amélioration du chiffre d’affaires journalier sur SEMDEX est en partie due à une taille accrue du secteur immobilier. Selon le FMI, d’importants investissements directs étrangers ont été réalisés dans les secteurs offshore et immobilier », peut-on lire dans le rapport. A contrario, les plus fortes baisses de liquidités journalières ont été observées sur le marché financier zambien et égyptien.

Riscua estime que les défis macroéconomiques qui ont conduit à une dégradation de la note souveraine de la Zambie sont à l’origine de la baisse de 93% de la valeur moyenne des transactions journalières sur le Lusaka Stock Exchange. A cela, il faut ajouter une politique monétaire restrictive qui a découragé les investisseurs.

L’Egyptian Stock Exchange est demeurée la deuxième bourse la plus liquide du continent. Mais la non réalisation des offres publiques initiales annoncées par le gouvernement sur des entreprises publiques, a découragé les investisseurs.

Le Johannesburg Stock Exchange a été sans surprise la place boursière la plus dynamique d’Afrique avec une valeur moyenne de transactions journalières de 1,4 milliard $. Son attractivité ainsi que celle de l’Egyptian Exchange qui la seconde avec une moyenne de 44 millions $ de transactions par jour, est liée au fait qu’elles sont toutes deux dans le pool des marchés ciblés par le Fonds indiciel MSCI qui dispose d’un montant appréciable de cash.

La Bourse régionale des valeurs mobilières de l’UEMOA, basée à Abidjan, se situe au bas de ce classement. Malgré le dynamisme de ses dirigeants, ce marché financier fait face à plusieurs défis.

Déjà il offre de faibles opportunités de transactions. Selon Riscura, son flottant boursier (actions susceptibles d’être effectivement négociées) est de seulement 3% de sa capitalisation globale. On peut aussi noter le petit nombre des sociétés de gestion qui ont des charges supérieures à la moyenne des marchés développés, et qui s’intéressent plus aux arrangements de financements obligataires beaucoup plus rentables.

agenceecofin

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