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Brésil: les enquêtes provoquent des retards dans les projets

Brésil: les enquêtes provoquent des retards dans les projets

Le nouveau président de Petrobras, Aldemir Bendine, reconnaît que les enquêtes sur les fournisseurs impliqués dans le réseau de corruption au sein du géant public pétrolier peuvent affecter les programmes d’investissements et retarder les travaux.

Dans une interview au quotidien O Globo publiée dimanche, quatre jours après la publication des résultats audités de 2014 incluant deux milliards de dollars de pertes dues à la corruption, M. Bendine dit travailler à un “Plan B” et qu’il tentera de récupérer cet argent. Si la conclusion des enquêtes devait prendre trop de temps cela risque de “compromettre” la réalisation de certains investissements et travaux “comme les plateformes pétrolières”, selon lui. “Plus cela traîne, plus cela va compromettre notre plan d’investissement”, a-t-il souligné. Le président de Petrobras a également précisé que de nouveaux fournisseurs étaient interessés, des entreprises brésiliennes aussi bien qu’étrangères. Concernant la Chine, il a estimé qu’elle devra “venir au Brésil construire (ses plateformes pétrolières, ndlr) en partenariat ou assumer des projets au Brésil”. A propos des entrepreneurs qui ont fraudé, il a souhaité que qu’ils fassent “l’objet d’une enquête et payent pour ce qu’ils ont fait; mais il n’est pas juste que les entreprises meurent à cause des fautes de leurs dirigeants. De plus, le pays ne peut pas s’arrêter, c’est une situation insupportable”. Pour M. Bendine, il y a moyen de récupérer les 2 milliards de dollars détournés mais “cela va dépendre de l’accord avec les entreprises impliquées”. Petrobras, pour calculer ses pertes de patrimoine causées du à la corruption en interne, a estimé un surcoût à 3% sur des contrats passés avec 27 entreprises sous-traitantes regroupées au sein d’un cartel illicite. Ces entreprises se répartissaient (depuis 2004) les marchés Petrobras en payant à tour de rôle des pots-de-vin à d’anciens directeurs de la compagnie en échange de contrats. Une partie de ces commissions étaient reversées à des personnalités politiques, en majorité des parlementaires, députés ou sénateurs, de la coalition de centre gauche au pouvoir, selon l’enquête en cours.

Belga/rtl.be

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