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BREXIT : La dernière ligne droite

BREXIT : La dernière ligne droite

De l’autre côté du Channel, notre spécialiste du FOREX Mathieu Burbau va nous faire vivre le compte à rebours du Brexit depuis le coeur de Londres. Des pas de danse de Theresa May à l’évolution de la Livre Sterling, des facéties de Boris Johnson aux réunions de la Banque d’Angleterre, vous retrouverez dans cette rubrique toute l’actualité sur cet événement sans précédent.

Mercredi 1er Novembre : Démentis d’un accord sur les services financiers

Bien que Michel Barnier et le gouvernement britannique aient démenti une information du quotidien The Times selon laquelle un accord sur les services financiers, secteur-clé outre-Manche, serait imminent, la Livre Sterling s’envole face à l’Euro et au Dollar sur le marché des changes.

De quoi éclipser le vote à l’unanimité de la BoE pour un maintien de son taux directeur à 0.75%. La banque centrale prévoit désormais trois relèvements monétaire au cours des trois prochaines années en cas de Brexit soft, contre un seul auparavant. Dans le scénario d’une sortie désordonnée, les argentiers britanniques seraient pris en étau entre une inflation soutenue par une potentielle chute de la Livre et une croissance chahutée par une baisse de l’activité économique. Pour le président de l’institution Mark Carney, l’impact d’un Brexit dur sur l’équilibre entre l’offre, la demande et le taux de change n’étant pas connu à l’avance, la réponse en matière de politique monétaire pourrait “aller dans les deux sens”.

Mardi 31 octobre 2018 : Accord en vue selon Dominic RaabDans une lettre adressée à des parlementaires, datée du 24 octobre et publiée ce mercredi, le ministre du Brexit Dominic Raab pense parvenir à un accord avec l’UE d’ici le 21 Novembre prochain. Si, selon lui, “95% de l’accord de retrait est maintenant réglé”, le gouvernement, toujours dans l’impasse sur le cas irlandais, ne semble pas si disposé à s’avancer en matière de calendrier.

Mardi 30 octobre 2018 : Dernier budget avant le Brexit

Sortie de l’UE oblige, le Chancelier de l’Echiquier Philip Hammond a présenté le prochain budget britannique avec quelques semaines d’avance.

S’il a prévenu qu’un « no deal » dans cinq mois obligerait le gouvernement à revoir sa copie, ce partisan d’un Brexit soft a néanmoins pu compter sur un coup de pouce du destin alors que la croissance vient d’être révisée en hausse, de +1.3 à +1.6% pour 2019, de +1.3 à +1.4% pour 2020.

Une perspective synonyme de cagnotte fiscale qui, ajoutée à une nouvelle taxe sur les géants du net à partir d’avril 2020, va permettre au Royaume-Uni d’en finir avec huit années d’austérité, tuant dans l’œuf les promesses de l’opposition travailliste.

A l’heure où les incertitudes entourant le divorce entre Londres et Bruxelles n’ont jamais été si grandes, le paradoxe est remarquable.

Vendredi 26 octobre 2018 : La guerre des pourcentages

Pour Theresa May, Première ministre britannique, l’accord sur le Brexit est bouclé à 95%. Pour Michel Barnier, négociateur en chef pour l’UE, à 90%. Pour Guy Verhofstadt, coordinateur du parlement européen pour le Brexit, l’entente est en revanche “réglé à 0%” tant que le cas de la frontière irlandaise reste dans l’impasse.
Dans un show devant la commission parlementaire à Strasbourg, le politicien belge a même raillé les difficultés britanniques avec le “système métrique”.

Mercredi 24 octobre 2018 : 

Sans surprise, Theresa May est rentrée à Londres sans obtenir d’avancées majeures à Bruxelles lors du sommet de la semaine passée.

Se présentant lundi à la Chambre basse du Parlement, la Première ministre a appelé les députés à la soutenir dans la dernière ligne droite, estimant qu’un accord serait bouclé à 95%, tout en reconnaissant que les tractations entrent dans leur phase la plus difficile.Si un terrain d’entente aurait récemment été trouvé pour Gibraltar, territoire britannique au sud de l’Espagne ou quant à la future collaboration avec l’UE en matière de sécurité, le cas de l’Irlande reste dans l’impasse. Theresa May rejette en bloc les propositions de Bruxelles en la matière et propose soit un espace douanier temporaire, soit une prolongation de la période de transition « dans certaines circonstances ». Cette dernière hypothèse irrite particulièrement sa famille politique, à la fois chez les pro-UE et du côté des eurosceptiques.

Si suffisamment de Tories ralliaient les adversaires de la cheffe du gouvernement, un vote de confiance pourrait même, à cinq mois du Brexit, déclencher le siège éjectable du 10 Downing Street.

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