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Brexit: La livre plonge face à l’euro, reflet des craintes d’un divorce difficile

Brexit: La livre plonge face à l’euro, reflet des craintes d’un divorce difficile

Ce lundi, la livre a atteint son niveau le plus faible depuis début août 2013…

Bonne nouvelle pour les touristes qui prévoient de passer quelques jours au Royaume-Uni.

L’annonce par la Première ministre britannique Theresa May de l’ouverture des discussions sur le Brexit d’ici fin mars faisait plonger la monnaie britannique ce lundi, en ravivant les craintes d’un divorce « sans compromis » sur le plan économique.

Véritable baromètre de l’humeur du marché, la livre décrochait fortement face au dollar et à l’euro, donnant ainsi plus de pouvoir d’achat aux touristes en provenance des Vingt-Sept autres Etats membres de l’UE et des Etats-Unis.

Un nouveau plus bas en trois ans

En début de journée, la livre a atteint 87,46 pence pour un euro, son niveau le plus faible depuis début août 2013. Elle est tombée en début d’après-midi à 1,2834 dollar pour une livre, son niveau le plus faible depuis début juillet et proche du plus bas de juin 1985.

De son côté, la Bourse de Londres prenait près de 1 % vers 14h00 GMT, profitant de la baisse de la livre, qui bénéficie aux valeurs des nombreuses multinationales britanniques exportatrices.

La décision de Theresa Mayd’activer « avant fin mars » l’article 50 du Traité de Lisbonne, qui déclenchera les discussions de sortie de l’Union européenne et ouvre la voie à un Brexit début 2019, tout en étant saluée par les milieux économiques pour apporter un peu de clarté au calendrier visé, a ravivé les incertitudes quant à la complexité des négociations et à leur issue.
Une relation à la nature incertaine

Le leader du parti libéral-démocrate, Tim Farron, a estimé que l’annonce de Theresa May constituait un « désastre », susceptible de priver le pays de l’accès à un marché unique, vitale en particulier pour le secteur financier.

Interrogé ce lundi matin par la BBC en marge du congrès du parti conservateur à Birmingham (centre de l’Angleterre), le ministre britannique des Finances Philip Hammond a admis que l’économie du Royaume-Uni allait affronter des « turbulences » et des « montagnes russes » lors des négociations à venir.

« Il y aura une période de deux ans, voire peut-être même davantage, où les entreprises seront confrontées à l’incertitude sur la nature finale de notre relation avec l’Union européenne », a-t-il souligné.
L’économie britannique fait face

La Commission européenne, par la voix de la porte-parole de son président Jean-Claude Juncker, a indiqué que « s’agissant de l’article 50, nous travaillerons constructivement sur la base de la notification, non pas du discours, et tant que la lettre n’est pas arrivée, il n’y aura pas de négociation », contrairement à ce que Theresa May espère.

Pour l’heure cependant, malgré les scénarios catastrophes dessinés par les partisans du maintien dans l’UE, l’économie britannique semble faire preuve d’une grande résistance. « Il y a encore de l’incertitude mais le ciel n’est pas tombé sur nos têtes, contrairement à certaines prédictions », a observé dimanche dans son discours de Birmingham, Theresa May, citant un certain nombre d’indicateurs encourageants.

20minutes.fr / afp

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