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Brexit : la place financière de Paris déroule le tapis rouge aux entreprises internationales

Brexit : la place financière de Paris déroule le tapis rouge aux entreprises internationales

La place financière de Paris se dit “prête à accueillir encore plus largement les entreprises qui souhaitent renforcer leur implantation dans l’Union Européenne.”

Après les regrets, place aux opportunités. “La Place de Paris prend acte, avec regrets, de la décision souveraine du peuple britannique de sortir de l’Union Européenne”, a annoncé vendredi, dans un communiqué, Paris Europlace, l’association chargée de promouvoir la place financière de Paris. Pour autant, “la priorité doit être de relancer la dynamique de la zone euro et de reprendre le contrôle des infrastructures de compensation, qui ne sauraient être situées en dehors de la zone euro, notamment
pour des raisons de gestion des risques et de stabilité de la monnaie”, décrète l’association présidée par Gérard Mestrallet.

Pour cette dernière, l’Europe doit mener des négociations “sans concessions” sur les conditions de sortie du Royaume-Uni. Le Royaume-Uni, en dehors de l’Union Européenne, “n’appartient plus au marché unique européen et doit être considéré comme un pays tiers”, insiste Paris Europlace. Pour qui le Royaume-Uni doit donc “perdre le bénéfice du passeport européen pour l’accès aux marchés financiers.” La perte de ce passeport, qui permet à toute société de services financiers agréée par le régulateur d’un pays de l’Union européenne d’exercer son activité dans l’ensemble des autres Etats membres de l’UE, serait un coup dur pour la City britannique.

La place financière de Paris en a bien conscience, qui en profite pour rappeler qu’elle dispose “de forts atouts”, notamment un pôle de gestion d’actifs pesant 3.600 milliards d’euros et cinq banques figurant parmi les vingt premiers groupes bancaires européens. La place financière de Paris se dit par conséquent “prête à accueillir encore plus largement les entreprises qui souhaitent renforcer leur implantation dans l’Union Européenne.” Mais d’aucuns estiment qu’un Brexit pourrait profiter aux places financières de Dublin, Francfort ou Luxembourg, bien plus qu’à celle de Paris.

Christine Lejoux
latribune.fr

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