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Brexit : Londres désormais prêt à un effort financier

Brexit : Londres désormais prêt à un effort financier

Pour débloquer les négociations, les eurosceptiques accepteraient de payer à l’Union européenne plus que les 20 milliards évoqués précédemment, selon le ‘Financial Times’.

Et si le bras de fer tournait à l’avantage de Bruxelles ? Alors que les négociations du Brexit ont repris officiellement jeudi entre le Royaume-Uni et l’UE, sans réelles avancées, en coulisses, les choses semblent bouger, notamment sur la question de la « facture » pour Londres.

Selon le « Financial Times », Theresa May serait en effet prête à payer plus que les 20 milliards de livres déjà proposés à l’Union européenne (UE) en octobre, lors du cinquième round de négociations entre les deux parties.

La Première ministre conservatrice aurait désormais le soutien des plus eurosceptiques de sa majorité, qui souhaitent sortir de l’impasse dans laquelle se trouve Londres, à moins de cinq semaines de la fin des négociations prévue avec le Conseil européen des 14 et 15 décembre.

Changement de position

Jeudi, Theresa May a déclaré que la Grande-Bretagne « honorera les engagements qu’elle a pris pendant la période de son adhésion » à l’UE. Une déclaration interprétée par plusieurs ministres et dirigeants conservateurs – cités par le FT – comme un pas en direction de Bruxelles, qui réclame depuis des mois un effort financier plus important de la part des Britanniques.

Pendant des mois, les eurosceptiques britanniques ont plaidé pour que la Grande-Bretagne paye le moins possible à Bruxelles. Mais au cours des dernières semaines, leur position s’est adoucie. « L’argent n’est plus le problème », a confirmé un haut responsable britannique, cité par le FT. « Le vrai problème est de négocier notre future relation avec l’UE. »

La souveraineté, première priorité

La plupart des eurosceptiques britanniques se focalisent en effet désormais sur les questions de souveraineté. Leurs priorités portent notamment sur les barrières douanières ou la libre circulation des personnes entre l’UE et le Royaume-Uni.

Les conservateurs eurosceptiques craignent également qu’en cas d’échec des négociations, leur majorité soit encore plus affaiblie. Certains craignent même le « chaos » avec la démission de Theresa May, explique le FT. Il leur reste un peu plus d’un mois pour s’accorder avec Bruxelles.

Raphaël Bloch
lesechos

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