Accueil / Non classé / Burkina Faso : licenciements en vue à la mine d’or d’Essakane

Burkina Faso : licenciements en vue à la mine d’or d’Essakane

Burkina Faso : licenciements en vue à la mine d’or d’Essakane

La mine d’or du groupe Iamgold à Essakane, au Burkina Faso, sera touchée par le plan de réduction des coûts annoncé en décembre 2013. Les employés du groupe pourraient être également affectés.

Le couperet va bientôt tomber. Reste à savoir quand exactement et avec quelle force ? Le groupe minier canadien Iamgold, opérateur et actionnaire à 90% de la mine d’or d’Essakane, dans le nord du Burkina Faso, a annoncé le 11 décembre 2013, un plan de réduction des coûts d’environ 100 millions de dollars.

 

Restructuration

Les actionnaires de Iamgold ont été les premiers à être affectés par cette décision : l’entreprise a annoncé une suspension du paiement des dividendes pour 2013. Cette mesure devrait permettre au groupe d’économiser environ 94 millions de dollars. Mais l’entreprise canadienne s’est engagée à poursuivre ces mesures d’économie en 2014.

Lire aussi :

Burkina Faso : au coeur de la filière aurifère
Lucien Bembamba, ministre de l’Économie et des Finances : “Nous pensons à l’après mine”
Le Burkina Faso avance au rythme de la “real economy”
Le Burkina Faso lève 185 millions d’euros

Et les employés de Iamgold, l’un des plus importants employeurs privés du Burkina Faso avec plus de 1 800 salariés, pourraient ne pas être épargnés.

Ceci d’autant plus que la produciton du site est en baisse. Sur les trois premiers trimestres de l’année 2013, Iamgold a extrait 191 000 onces d’or de la mine d’Essakane, contre 238 000 sur la même période en 2012, soit une baisse de 19,7%.

Contacté par Jeune Afrique, un cadre de la mine affirme ne pas être au courant de l’ampleur de la restructuration, mais dit ne pas se faire d’illusions : “De toute façon, il y aura des conséquences à Essakane, il faut que nous nous adaptions à la baisse du prix de l’or.”

Secteur en crise

Raison supplémentaire d’inquiétude, selon la Chambre des mines du Burkina Faso, la chute des cours de l’or a entraîné la perte de 500 emplois dans le secteur aurifère burkinabé sur la première moitié de 2013. “La crise économique qui sévit au plan international rend très difficile la levée des fonds pour le financement des activités de recherche minière, [activité] qui est à haut risque”, expliquait son président, Élie Justin Ouedraogo, dans une lettre adressée en juillet dernier au ministre burkinabé des Mines et de l’Énergie.

Dans le même courrier, l’homme d’affaires a également exprimé sa crainte que la raréfaction du financement pousse les entreprises minières du pays, dans le “pire des cas”, à arrêter leurs activités d’exploration. Il concluait ainsi sa lettre : “Nous croisons les doigts pour que le cours de l’or ne continue pas sa descente.” Les salariés de Essakane, aussi.

 

Par

Jeune Afrique
Lire plus : http://economie.jeuneafrique.com/regions/afrique-subsaharienne/21015-burkina-faso-licenciements-en-vue-a-la-mine-dor-dessakane.html

Aller en haut