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Cameron – Zone CEMAC: Baisse de 4 000 milliards des dépenses publiques

Cameron – Zone CEMAC: Baisse de 4 000 milliards des dépenses publiques

D’après la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), cette réduction drastique est la conséquence des mesures d’ajustement budgétaire implémentées au sein des États depuis la baisse des cours du pétrole.
Paru le mardi 29 août 2017, Le Quotidien de l’Economie souligne qu’en trois ans (entre 2014 et 2017), les six pays de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont réduit leurs dépenses publiques de 4 000 milliards de FCFA. Ces dépenses sont passées d’une enveloppe estimée à 7 000 milliards de FCFA en 2014, pour s’établir à près de 3 000 milliards de FCFA en 2017, révèle la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC).

D’après la banque centrale, cette réduction drastique des dépenses publiques est la conséquence des mesures d’ajustements budgétaires implémentées au sein des États, ou alors édictées par la BEAC, depuis le déclenchement de la baisse des cours mondiaux des matières premières (surtout le pétrole dont cinq pays sur six sont producteurs). Ainsi, le 22 mai 2017, pour éviter d’injecter davantage de liquidités dans le circuit économique de ces États, dans l’optique de ne pas continuer à creuser les réserves de change déjà en forte baisse depuis 2015, la BEAC décide, au cours de son Comité de politique monétaire, de réduire de 20% les objectifs de refinancement du Tchad et de la Guinée équatoriale.

Cette réduction est de 10% pour les autres États, sous réserve de certaines évolutions sur leurs avoirs en compte des opérations. «Généralement, lorsque vous avez des politiques d’assouplissement permettant d’injecter de la liquidité dans l’économie, ce qui se passe le plus souvent, c’est que cet argent part à l’étranger, soit parce qu’on investit soit parce qu’on importe beaucoup», indique Abbas Mahamat Tolli, le gouverneur de la BEAC.

Au niveau du Cameroun, le gouvernement a mis en place, en juillet dernier, des réformes qui aboutiront, en fin d’exercice, à une réduction de 100 milliards de FCFA sur les dépenses de fonctionnement prévues dans le budget 2017. La mesure concerne principalement l’achat de véhicules administratifs, les frais de carburant et les frais de mission des fonctionnaires et autres agents de l’État. Le Gabon n’est pas en reste. Là-bas, apprend-on, les dépenses d’investissement prévues dans le budget 2017 de l’État affichent une baisse de 170,6 milliards de FCFA, par rapport à l’année 2016.

Géraldine IVAHA
cameroon-info

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