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Cameroun-Congo Partenariat pour la construction d’un barrage hydroélectrique

Cameroun-Congo Partenariat pour la construction d’un barrage hydroélectrique

Les deux pays ont signé un protocole d’accord pour la construction d’un gigantesque barrage hydroélectrique à la frontière, adossé sur le fleuve Congo.

Le Cameroun et le Congo viennent de signer le protocole d’accord relatif à l’organisation et au fonctionnement du comité interétatique chargé du pilotage de la construction de la centrale hydroélectrique de Chollet, sur le fleuve Congo, à la frontière entre les deux pays. Le ministre camerounais de l’Eau et de l’énergie, Basile Atangana Kouna, et son homologue congolais de l’Energie et de l’hydraulique, Henri Ossebi, ont paraphé l’accord y afférent. Selon les termes de cet accord, le siège du comité interétatique sera situé à Brazzaville, la capitale congolaise, tandis que le directeur général de l’organisation sera désigné par le Cameroun et son adjoint par le Congo.

Les travaux de construction de ce barrage démarreront en novembre 2018, même si les deux parties pensent qu’ils peuvent survenir plus tôt, car « d’ici à 2016, on peut déjà penser au début des travaux», ont indiqué les deux parties.

Il s’agit d’une infrastructure dont l’importance n’est plus à démontrer, non seulement parce qu’elle participe à renforcer le développement économique entre les deux pays, mais également parce qu’elle répond aux aspirations d’intégration communautaire, prônée au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). A en croire des experts, le défi du développement qui interpelle les pays d’Afrique en général et ceux d’Afrique centrale en particulier devrait les amener à entreprendre des projets communautaires et intégrateurs, d’autant que des infrastructures structurantes nécessitent la mobilisation d’énormes moyens financiers que pris individuellement, ces pays n’en disposent pas toujours. Avant le barrage hydroélectrique de Chollet, le Cameroun et le Congo sont partie prenante pour l’exploitation d’une usine de minerai de fer à Mbalam à la frontière, sans oublier la construction de la route Sangmelima au Sud-Cameroun, à Ouesso, au Nord du Congo. Un exemple d’intégration sous-régionale qui devrait également être consolidée par la construction d’une université dont l’autorité académique sera assurée par les deux gouvernements.

D’une capacité de 600 Mégawatts (MW), la centrale hydroélectrique coûtera entre 354 milliards de f CFA et 670 milliards de f CFA selon l’option d’aménagement qui sera mise en place par son constructeur, l’entreprise chinoise Sinohydro. L’énergie produite par ce barrage servira évidemment à alimenter le Cameroun et le Congo, mais également d’autres pays de la sous-région, en l’occurrence la Centrafrique et le Gabon.

Achille Mbog Pibasso, Douala
lesafriques.com

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