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Cameroun : Le Fmi aux côtés de l’Etat pour la transformation structurelle de l’économie

Cameroun : Le Fmi aux côtés de l’Etat pour la transformation structurelle de l’économie

Economie la plus importante d’une Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) mal en point, le Cameroun est au centre des attentions du Fonds monétaire international (FMI).

« Le Fmi est résolument déterminé à aider le Cameroun à mettre en œuvre des réformes qui faciliteront la transformation continue de son économie… » ! C’est l’assurance que Mitsuhiro Furusawa, directeur général adjoint du Fonds a donné aux autorités du pays le 15 septembre 2017, alors qu’il y séjournait à la tête d’une délégation de son institution. L’enjeu de cet appui, -fait de concours financiers et d’assistance technique-, est « la préservation de la stabilité économique du pays et de la région tout en opérant la transition vers une croissance solide, durable et plus inclusive ».

L’institution de Bretton a bon jeu de soutenir le Cameroun. Le pays du Président Paul Biya, -première économie de la Cemac- a joué un rôle déterminant dans l’impérieuse coordination des efforts auxquels ont été contraints par la difficile situation de leurs économies, les Etats membres de cette communauté, pour préserver la stabilité régional et en filigrane la parité de la monnaie commune. Et, quand bien même l’encéphalogramme de son économie est meilleur que celui de ses voisins, le Cameroun, ne subit pas moins le contrecoup de la chute durable des cours internationaux du pétrole, de la contraction de la demande des marchés émergents et du resserrement des conditions financières mondiales. Toute chose qui rend, selon le Fmi, « essentiel pour lui, de poursuivre son programme de réformes économiques qu’appuie le Fmi par sa Facilité élargie de crédit (FEC) ».

A cet effet, le Fmi, par la voix de son directeur adjoint, a prescrit au gouvernement camerounais « d’accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles visant à améliorer la gouvernance et le climat des affaires pour accroître la résilience de l’économie face à d’éventuels chocs et pour débloquer le potentiel de croissance du pays ». Dans cette logique, les parties ont examiné une série de mesures que les autorités pourraient adopter pour achever les projets en cours dans les infrastructures, s’attaquer aux goulets d’étranglement dans la préparation des projets qui ont conduit à un stock élevé de prêts contractés mais non décaissés, tout en recherchant plus de financements concessionnels. « Une forte appropriation et une mise en œuvre hardie » de ces solutions, constituent au sens du Fmi, un gage « de succès du programme triennal » appuyé par les ressources de la FEC et donc de renforcement de la résilience de l’économie camerounaise aux chocs exogènes. Ce qui, in fine, ne peut que « contribuer à assurer davantage la stabilité de la parité du francs CFA » selon Mitsuhiro Furusawa.

La Rédaction

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