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Cameroun – Mines. L’australien Sundance craint «un impact important» du retard d’exploitation d’une mine de fer entre la Cameroun et le Congo

Cameroun – Mines. L’australien Sundance craint «un impact important» du retard d’exploitation d’une mine de fer entre la Cameroun et le Congo

L’opérateur australien Sundance Ressources a dit sa crainte que les reports incesants de démarrage de l’exploitation de la mine de fer de Mbalam-Nabeba, à cheval entre les frontières camerounaise et congolaise, aient finanlement «un impact important» sur sa capacité à poursuivre le projet en raison des conséquences que cela va créer pour trouver un partenaire financier.
Dans son rapport annuel publié vendredi et que APA a pu consulter, il estime qu’un tel retard «aura probablement aussi une incidence importante sur le financement de projet».

S’agissant de la convention liant les parties, et que le gouvernement camerounais a prolongée au 24 juillet 2017, Sundance indique que la non-réalisation des conditions préalables avant cette date sera, si aucune autre prolongation n’est accordée, entraîner la cessation du partenariat, toute chose qui serait considérée comme un cas de défaut et se traduira par de lourds préjudices.

La convention pour Mbalam, conclue en début juin 2014 sera, conformément à l’accord de transition signé le 30 juin 2015, renégocié dans le cadre de la restructuration du projet et il est probable, peut-on lire dans le rapport, que cette renégociation prenne plus de temps que prévu.

Sundance se désole notamment de l’ajournement «inattendu» de la signature du contrat d’ingénierie entre le gouvernement du Cameroun et une entreprise de construction appartenant à l’État chinois, portant sur la construction d’une ligne de chemin de fer entre le lieu de l’exploitation et le port en eau profonde de Kribi (Sud du Cameroun).

Le début du chantier ferroviaire, dont la signature du contrat était par ailleurs annoncée en fin décembre 2015, était la condition de l’opérateur australien pour le lancement de la recherche des financements en vue de l’exploitation de la mine de Mbalam-Nabeba.

Or, selon Sundance, le constructeur chinois a, à la dernière minute, fait remettre à une date ultérieure ladite signature jusqu’à ce que les conditions du marché s’améliorent et que le processus de recherche des financements soit plus avancé.

Fin juin 2015, rappelle-t-on, le gouvernement camerounais, après le désistement de Sundance à mobiliser les financeurs pour la construction de la ligne de chemin de fer, s’était lui-même engagé à organiser le tour de table pour plus de 500 millions de dollars, un tour de table dont le processus n’a jamais été communiqué.

L’évacuation du fer produit dans le gisement de Mbalam est en effet prévue par une voie ferrée longue de 510 kilomètres, en plus des 70 autres kilomètres le reliant la mine congolaise de Nabeba.

Il était prévu que l’opérateur se concentre uniquement sur le développement de la mine tout en payant un tarif fixé d’accords parties pour l’utilisation de l’infrastructure ferroviaire.

La partie camerounaise détenant 98% des infrastructures ferroviaires et portuaires entrant dans le transport et l’exportation, l’opérateur devrait pour sa part obtenir gratuitement un intérêt de 2% sur lesdites infrastructures jusqu’à la date de la première production commerciale.

Face aux retards accusés les opérations de l’exploitant, au Cameroun et au Congo, sont ainsi «exposées à différents niveaux de risques et d’incertitudes politiques, économiques et autres» et des taux de change et d’inflation élevés, des conflits de travail, de maladies tropicales, d’actes de terrorisme, etc.

De même, la perte ou la diminution du nombre d’employés clés, notamment en raison d’une incapacité à les retenir ou encore la capacité d’attirer du personnel de remplacement convenable, pourraient eux aussi «avoir un effet défavorable sur les activités de la société, sa situation financière, les résultats d’exploitation et les perspectives».

Au chapitre de la production et des autres risques opérationnels, Sundance poense que les futures opérations seront soumises à un certain nombre de facteurs pouvant causer des retards importants ou des changements de coûts pour des durées variables d’exploitation.

«Ces facteurs comprennent les conditions météorologiques et les catastrophes naturelles, la perturbation de l’approvisionnement, des problèmes techniques inattendus, les conditions géologiques imprévues, les pannes de matériel, les questions de personnel ou les perturbations du transport ferroviaire et les installations de chargement des navires.»

Déjà, rappelle Sundance, au cours de l’exercice qui s’est achevé le 30 juin 2016, des événements importants, à l’instar de la diminution, de façon significative, du prix spot de référence du minerai de fer sur le marché international, ont été considérés comme des indicateurs de dépréciation pouvant compromettre le projet.

«Sundance peut être exposé à des risques de litiges qui peuvent avoir un effet défavorable important sur la situation financière du Groupe.»

S’agissant de la conformité fiscale, l’entreprise, y compris ses filiales au Cameroun et au Congo, sont engagés dans des discussions avec les administrations financières sur les taxes douanières, les impôts indirects et autres questions administratives fiscales et qui «peuvent, ou non, conduire à d’autres coûts étant supportés» parSundance.

En début mai 2015, Sundance Resources estimait entre 35 millions et 40 millions de tonnes la teneur en minerai de fer qui pourrait annuellement être tirée du site de Mbalam sur une durée de 35 ans, une réévaluation qui, à travers une simulation dynamique et plus sophistiquée, «a confirmé que la capacité nominale peut être augmentée avec l’addition d’une boucle qui passe conjointement avec un embranchement ferroviaire supplémentaire, moyennant en coût en capital de 10 millions de dollars».

camernews.com

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