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Canada: la banque centrale garde son taux directeur à 0,75%

Canada: la banque centrale garde son taux directeur à 0,75%

La banque centrale canadienne a maintenu mercredi son taux directeur à 0,75%, jugeant que l’impact négatif de la chute des prix du pétrole sur la croissance “se fera sentir” au premier semestre de façon “plus rapide” que prévu initialement.

L’institution monétaire avait procédé fin janvier à la baisse de son principal taux directeur, de 1% à 0,75%, afin de protéger l’économie du Canada des conséquences de la chute des prix du pétrole. Le secteur énergétique dans son ensemble représente 10% du PIB canadien.

“Le choc des cours pétroliers a eu une incidence initiale modeste sur la demande globale et un effet plus important sur le revenu”, a observé la Banque dans un communiqué.

L’inflation a “reculé comme prévu” en écho à la baisse des prix du pétrole, relève la Banque.

Elle a dit s’attendre à ce que “l’incidence négative de la baisse des prix du pétrole se fera sentir en grande partie au premier semestre de 2015, quoique possiblement de façon encore plus rapide qu’escompté en janvier”.

En décidant de réduire son taux principal pour la première fois depuis septembre 2010, la banque centrale avait établi ses prévisions en misant sur un baril de brut à 60 dollars en moyenne pour les deux prochaines années.

Le baril de brut est de fait passé de 47,60 dollars à 51 dollars entre cette décision de la banque et l’annonce de mercredi.

Pour l’institution dirigée par le gouverneur Stephen Poloz, la baisse du taux à 0,75% a permis un assouplissement des conditions financières “de façon notable” qui se traduit “dans l’ensemble de la courbe de rendements et dans une vaste gamme de prix d’actifs, dont le dollar canadien”.

L’environnement financier engendré au Canada par la baisse des taux va stimuler “davantage la croissance à la faveur du renforcement des exportations hors énergie et des investissements”, assure la banque centrale.

Sur un plan international, la Banque estime que “les États-Unis restent la principale source de dynamisme au sein de l’économie mondiale, alors que les vents contraires soufflant sur la croissance persistent dans de nombreuses régions”.

afp/rp
romandie.com

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