Accueil / Mines & Energies / Ce joli tube peut dessaler l’eau de mer rien qu’avec l’énergie du soleil

Ce joli tube peut dessaler l’eau de mer rien qu’avec l’énergie du soleil

Ce joli tube peut dessaler l’eau de mer rien qu’avec l’énergie du soleil

Baptisé “The Pipe”, cette invention canadienne pourrait produire l’équivalent de 10% de la consommation mensuelle d’eau de Los Angeles.

L’art contemporain au service des énergies renouvelables. Depuis 2010, ingénieurs, architectes, paysagistes ou encore scientifiques du monde entier prennent part au Land Art Generator Initiative Design. Un concours biennal qui met en avant des solutions originales pour consommer toujours moins d’énergie d’origine fossile et améliorer les conditions de vie de la population.

Parmi les projets de l’édition 2016 sélectionnés pour participer à la finale qui aura lieu le 6 octobre prochain à Santa Monica (Californie), un projet retient particulièrement l’attention, celui qu’a présenté Khalili Engineers, un cabinet d’ingénieurs canadien. Nommée “The Pipe” par ses concepteurs, cette infrastructure (virtuelle, pour le moment) se présente sous la forme d’un cylindre flottant de 200 mètres de long dont la toiture, ajourée par endroits, est entièrement recouverte de panneaux solaires.

Selon ses concepteurs, cette oeuvre d’art est capable de fournir 10.000 mégawatts-heure d’électricité par an. De quoi assurer le bon fonctionnement des pompes situées sous la structure qui aspirent l’eau de mer pour la transformer en eau douce. Une nécessité pour les villes situées dans des zones où la pluie manque. Selon la communauté scientifique, l’eau salée constitue 97,4% (1.340 millions de km3) des réserves totales d’eau de la planète bleue tandis que seuls 35 millions de km3 d’eau douce sont disponibles.
Une méthode de dessalement de l’eau plus écolo

Une fois pompé, le liquide est filtré, puis dessalé suivant un inédit processus de magnétisation. Ce procédé de “filtration électromagnétique utilise un champ électromagnétique isolé dans les tuyaux de circulation d’eau de mer qui permet de séparer le sel et les impuretés” précise le descriptif du projet. Selon les membres du cabinet Khalili, cette méthode est également moins coûteuse, moins gourmande en énergie et moins polluante que celle habituellement employée dans ce type d’installation. Mais aucun chiffrage précis n’est fourni dans le dossier de présentation de ce projet.
Khalili Engineers affirme que son cylindre pourrait produire plus de 5 milliards de litres d’eau douce par an, soit un dixième de la consommation mensuelle de Los Angeles (Californie). Ses concepteurs prévoient également la production d’eau salée à 12% (soit environ 4 fois plus que l’eau de mer) qui sera réinjectée dans un bassin situé à l’intérieur du cylindre. Car si le projet voit le jour, les concepteurs envisagent d’autoriser le public à accéder à ce bassin aux vertus thermales. Les recettes générées par les entrées permettraient alors de réduire les frais de maintenance et d’exploitation.

Quels sont les précédents projets lauréats de ce concours ?

En 2014, le Land Art Generator Initiative Design s’est déroulé dans la ville de Copenhague, aux Pays-Bas. C’est le designer argentin Santiago Muros Cortés qui a remporté la finale avec son projet “The Solar Hourglass”. Une installation pensée comme un sablier qui permet de concentrer les rayons du soleil pour produire de l’électricité.

En 2012, lors de la deuxième édition du LAGI, le projet “Scene Sensor”, porté par une équipe américaine a été désigné vainqueur par le jury du concours. Ces derniers avaient imaginé une passerelle capable de produire de l’énergie grâce à la fois au courant de l’eau coulant sous l’installation, au vent qui la traverse et… aux piétons qui l’empruntent.

Lors de la première édition du Land Art Generator Initiative Design, en 2010, aux Émirats Arabes Unis, le gagnant fut le projet “Lunar Cubit”, une pyramide présentée par Robert Flottemesch, Johanna Ballhaus et Adrian de Luca.

"The Solar Hourglass"
Scene-Sensor / Crossing Social and Ecological Flows

Lunar Cubit

 

Antonin MORISCOT / bfmbusiness.bfmtv.com

Aller en haut