jeudi 26 novembre 2020
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CEEAC-CEMAC : prémices d’une fusion ?

CEEAC-CEMAC : prémices d’une fusion ?

Des experts planchent sur les avant-projets de textes de Traité constitutif devant déboucher sur la fusion des deux entités communautaires pour donner naissance à une seule et unique Communauté Economique Régionale (CER) en Afrique centrale.

S’achemine-t-on enfin vers la création d’une seule institution communautaire en Afrique centrale et l’affranchissement de la bipolarisation actuelle considérée comme un frein à l’intégration dans cette partie du continent ? Le sujet est en débat entre des experts de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) réunis du 9 au 13 novembre 2020 par visioconférence au sein du Comité de pilotage de la rationalisation des Communautés économiques régionales en Afrique centrale (Copil/CER-AC).

Il est question pour la cellule d’experts, d’éplucher des dossiers portant, entre autres, sur des avant-projets de Traité constitutif, avant-projets de convention et protocoles devant régir les institutions, organes et agences d’exécution qui formeront la nouvelle architecture institutionnelle communautaire après l’approbation des chefs d’Etat. Considérée comme la région la moins intégrée du continent, l’Afrique centrale fait les frais d’une bipolarisation qui a souvent laissé entrevoir des germes de rivalités.

Avec des taux d’échanges se situant en deçà de 3 % contre une moyenne continentale de  17%, l’Afrique centrale qui fait face à un énorme déficit d’infrastructures de communication espère booster les relations commerciales intra régionales en comptant sur un marché de plus de 200 millions de consommateurs que constituera cette nouvelle Communauté économique régionale.

C’est certainement pour cette raison que la réflexion en cours met un accent particulier sur une trilogie : primo, la rationalisation des deux CER facilitera les échanges de biens et services pour une meilleure insertion des économies régionales dans le système commercial multilatéral ; secundo, la réduction du gap infrastructurel en vue du renforcement de l’intégration physique des Etats ; tertio, la rationalisation pour capitaliser les expériences au bénéfice des populations et rendre plus effective la libre circulation des personnes et des biens.

Avec l’entrée en vigueur de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZECLAF), l’Afrique centrale ne voudrait pas être en marge du développement et semble prendre conscience de la nécessité de faire des réformes pour s’assurer une meilleure représentativité  dans ce concert panafricain. Reste à espérer que des atermoiements des dirigeants qui participent malheureusement à dresser ou à renforcer des cloisons communautaires seront bientôt rangés dans les registres de l’histoire.

financialafrik

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