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Cemac : les chefs d’État ouvrent la porte à des prêts du FMI mais écartent une dévaluation

Cemac : les chefs d’État ouvrent la porte à des prêts du FMI mais écartent une dévaluation

Pris dans une croissance atone, les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire des États d’Afrique centrale (Cemac), réunis à Yaoundé en sommet extraordinaire jeudi et vendredi, sont convenus “d’ouvrir et de conclure à brève échéance des négociations avec le FMI”. Une dévaluation du CFA est en revanche écartée.

Les exportateurs de pétrole francophones d’Afrique centrale qui hésitaient encore à solliciter l’institution basée à Washington il y a quelques mois sont de toute évidence revenus sur leurs doutes à l’aune de la morosité économique ambiante.

Réunis jeudi et vendredi dans la capitale camerounaise, les chefs d’État du Cameroun, du Tchad, du Congo-Brazzaville, du Gabon, de la Guinée équatoriale et de la Centrafrique sont convenus « d’ouvrir et de conclure à brève échéance, des négociations bilatérales avec le FMI », note le document de clôture de la rencontre diffusé ce vendredi 23 décembre après-midi.

En dehors du Tchad et de la République Centrafricaine, déjà sous programme triennal avec le FMI, les autres États devront négocier un accompagnement avec l’institution de Bretton Woods dans l’effort de redressement de leurs comptes publics. Tout comme de nombreux autres pays d’Afrique subsaharienne qui s’en sont remis à ses bons soins récemment, malgré les mauvais souvenirs laissés par les programmes des années 1980 et 1990.

Quelque 21 pays d’Afrique subsaharienne ont un programme avec le FMI, dont 17 bénéficient d’appuis financiers en mai 2016, selon des chiffres indiqués à Jeune Afrique par Céline Allard, chef de la division des études régionales au département Afrique du FMI.

Pas de dévaluation du CFA

En revanche, dès le premier point du communiqué, les chefs d’État tordent le cou aux rumeurs de dévaluation du franc CFA, affirmant que le renforcement de la stabilité macro-économique ne nécessite pas un réajustement de la parité monétaire actuelle.

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