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Centrafrique : Bangui se prépare à accueillir 250 investisseurs étrangers

Centrafrique : Bangui se prépare à accueillir 250 investisseurs étrangers

Plus de 250 investisseurs étrangers sont attendus les 8 et 9 novembre à Bangui, la capitale centrafricaine, pour étudier les opportunités d’affaires dans le pays, a-t-on appris dimanche auprès du président de la Chambre de commerce, Robert Ngoki.

“Le forum des investisseurs de Bangui sera une occasion pour promouvoir les richesses de la République centrafricaine auprès des investisseurs mondiaux et voir dans quelle mesure susciter leurs intérêts pour un quelconque business dans le pays”, a-t-il indiqué à Xinhua.

Le patron de la CCIMA a cependant regretté qu’avec la crise, beaucoup d’opérateurs économiques centrafricains ont perdu leurs fonds de commerce, disant espérer qu’avec ce forum, ils pourront avoir des échanges avec leurs partenaires venus de l’extérieur tout en leur soumettant des dossiers soutenus et susceptibles d’être appuyés.

Les secteurs les plus en vue sont ceux des mines, des infrastructures, de l’industrie, des services, de la forêt et de l’agriculture, qui regorgent d’importantes opportunités d’affaires.

Cette initiative est soutenue par l’ambassade de France à Bangui, l’Agence française de développement (AFD) et la Société financière internationale (SFI). En prélude à ce forum, plusieurs réunions d’information ont été organisées à l’attention des différentes catégories d’opérateurs économiques centrafricains.

Au-delà des bienfaits attendus de ce forum, M. Ngoki a aussi évoqué le besoin d’un “retour de la paix”. En effet, avec la crise qui continue de secouer le pays, seules trois préfectures sur 16 sont sous l’autorité effective de l’Etat : Lobaye, Mambéré-Kadéï et Sangha-Mbaéré. Elles se situent toutes dans le sud-ouest, où fleurissent les activités d’exploitation forestière et minière. Il faut ajouter à cela le couloir Bangui-Douala où le gouvernement tire l’essentiel des recettes publiques.

Les activités dans le reste du pays sont sous l’emprise des groupes armés. Ainsi, une prévision d’exportation de 4.500 tonnes de café faite par l’Office de règlementation, de conditionnement et de commercialisation des produits agricoles (ORCCPA) pour 2016-2017 s’est révélée erronée. A la fin de la campagne, son directeur, Boniface Damboti, s’était retrouvé avec seulement 1.050 tonnes.

BANGUI, 22 octobre (Xinhua)

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