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Ces grands banquiers de Wall Street attirés par la Silicon Valley

Ces grands banquiers de Wall Street attirés par la Silicon Valley

La nouvelle directrice financière de Google, recrutée chez Morgan Stanley, n’est pas la seule de sa profession à quitter la banque pour le monde des nouvelles techonologies. Au moins six autres directeurs financiers ont été attirés par les désormais géants de l’Internet depuis 2011. Tour d’horizon.

Les entrepreneurs geeks et les jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs ne sont pas les seuls à s’intéresser à la côte ouest des Etats-Unis, terreau fertile pour les startups en devenir. Les grands banquiers de Wall Street le sont aussi. Du moins n’ont-ils pas été insensibles aux avances de certaines entreprises de technologies de renommée internationale telles que Twitter, Google, Snapchat ou encore Facebook. Ces dernières ont en effet désormais les moyens de rivaliser avec les grands noms de la finance, débauchant des vedettes de Wall Street.

  • Ruth Porat, la “femme la plus puissance de Wall Street” chez Google

Dernier recrutement notable en date : Ruth Porat. La directrice financière de Morgan Stanley va rejoindre Google après vingt-sept ans de carrière dans la banque, a annoncé ce mardi le leader des moteurs de recherche. Recrutée juste avant le krach boursier de 1987, cette diplômée de la London School of Economics a notamment conseillé Amazon, eBay et Priceline au moment de la bulle Internet des années 2000.

  • Imran Khan, de Crédit Suisse Group à Snapchat

Décidé à relever le challenge de la monétisation de Snapchat, son fondateur, Evan Spiegel a, lui aussi, recruté son directeur financier parmi les banquiers. C’est Imran Khan, alors dirigeant de la banque en ligne du Crédit Suisse, qui est embauché en décembre 2014. Tout comme Anthony Noto, CFO de Twitter, ce banquier est notamment repéré pour avoir piloté l’introduction en Bourse de plusieurs géants de l’Internet dont les deux entreprises d’e-commerce Alibaba et Jumei ainsi que le Twitter chinois Weibo.

  • Anthony Noto, premier “twittos” de Goldman Sachs

Il a contribué au succès de l’introduction en Bourse de Twitter. En 2013, Anthony Noto dirigeait en effet les équipes de Goldman Sachs préparant l’arrivée du réseau social sur le marché financier. Analyste des valeurs technologiques lors de la bulle financière des années 2000 – caractéristique partagée avec Ruth Porat – il aurait également été l’un des premiers banquiers de Goldman à utiliser Twitter, relève le Financial Times. Mais Anthony Noto ne maîtrise peut-être pas encore suffisamment le réseau social quand il en devient directeur financier en juillet 2014. Quelques mois plus tard, il confond message privé et message public, divulguant une information capitale sur une éventuelle transaction, puis se fait hacker son compte Twitter… Mais à ce jour, la maladresse d’Anthony Noto ne lui a pas coûté son poste.

  • David Wehner, passé par J. P. Morgan puis Zynga pour rejoindre Facebook

Le directeur financier de Facebook aurait également effectué une partie de sa carrière dans la banque, précisément la banque d’investissement Hambrecht & Quist, aujourd’hui intégrée à J.P. Morgan. Mais le passage de la finance à la tech s’est fait progressivement pour David Wehner. Il a d’abord fait ses preuves à la direction financière de la société de jeux californienne Zynga avant de rejoindre Facebook en juin 2014.

  • Sarah Friar, passage obligé par Goldman Sachs avant d’intégrer Square

La directrice financière de Square a d’abord intéressé Salesforce avant d’être recrutée en 2012 par Jack Dorsey, cofondateur de Twitter et alors CEO de la start-up de paiement mobile. Passage obligé, Sarah Friar a été analyste financière pendant onze ans chez Goldman Sachs, en tant que spécialiste des valeurs de la tech dont Microsoft et Oracle.

  • James Mitchell, de Goldman Sachs (encore) à l’e-commerce chinois

Même des entreprises chinoises débauchent les financiers de Wall Street. Ainsi, James Mitchell a passé seize ans à Wall Street avant de rejoindre Tencent Holdings, acteur de l’Internet chinois dans le domaine des jeux et des réseaux sociaux, en 2011. Mais il n’aurait peut-être pas eu ce poste sans seize ans d’analyses financières chez… Goldman Sachs.

La banque d’affaires new-yorkaise serait-elle le vivier des futurs directeurs financiers de la Silicon Valley ? Aucune étude n’a été faite à ce jour sur le sujet. Toujours est-il qu’au moins trois CFO d’entreprises technologiques sont passés par la case analyste financier pour Goldman Sachs. Et cette tendance se traduit également dans les choix des jeunes diplômés à la fin de leurs études de commerce : le New York Times relève que 17% des diplômés d’un MBA de Harvard ont rejoint des entreprises du secteur technologique en 2017. Huit ans plus tôt, ils étaient seulement 8%.

latribune.fr

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