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CFG BANK : ET DE TROIS POUR LE ONE-ON-ONE

CFG BANK : ET DE TROIS POUR LE ONE-ON-ONE

La troisième édition des rencontres émetteurs-investisseurs étrangers, baptisées One-on-One, a eu lieu jeudi et vendredi derniers à Marrakech. Nouveauté: cette année, les investisseurs ont pu se rendre sur des sites et visiter des usines lors de la journée précédant l’événement.

Initié au lendemain du reclassement du Maroc, passant des MSCI Emergent Markets aux MSCI Frontier Markets (2014), le rendez-vous One-on-One de CFG Bank constitue désormais une tradition et a tenu sa troisième édition en fin de semaine dernière à Marrakech. L’événement a connu «la participation de près de 40 investisseurs étrangers (du Golfe, d’Afrique du Sud, des États-Unis, d’Angleterre, etc., ndlr), dont une bonne quinzaine pour la première fois, pourvus de fonds de tailles hétérogènes avec des montants entre 500.000 dollars et 1 million pour les petits fonds et entre 20 et 30 millions pour les grands», explique Younes Benjelloun, administrateur directeur général de CFG Bank. Ces investisseurs sont essentiellement des gestionnaires de fonds dédiés aux marchés émergents, frontiers ou encore africains. Lors de l’événement, ils avaient l’opportunité de rencontrer les 25 émetteurs invités (dont 4 tunisiens) au cours des journées du jeudi 13 et du vendredi 14 octobre. Chaque investisseur a ainsi passé 50 minutes avec l’émetteur de son choix pour mieux s’enquérir de son histoire. Les investisseurs ont également rencontré Mutandis en sa qualité de future compagnie à s’introduire en Bourse courant 2016 ou 2017 et Bank Al-Maghrib pour s’enquérir de la situation macroéconomique du pays. Mohamed Bachir Tazi, directeur délégué de CFG Bank Capital Markets, exprimait d’ailleurs son souhait que «la Banque mondiale prenne aussi part à l’événement pour permettre à ces investisseurs d’avoir une opinion externe de la situation macroéconomique du royaume».

Des visites de site aussi
Par ailleurs, et contrairement aux éditions précédentes, les investisseurs ont eu droit à des visites de sites et d’usines entre Casablanca et Settat, lors du premier jour de l’événement (mercredi 12 octobre). «Ils ont ainsi pu s’enquérir des modes de production dans l’agroindustrie, dans l’immobilier, notamment le social et le haut standing ainsi que dans le ciment, de même que la distribution, mais à titre isolé, à la demande d’un des investisseurs. Nous envisageons d’ailleurs d’en faire une tradition», précise Bachir Tazi. Cet événement permet à CFG Bank de consolider sa position auprès des investisseurs étrangers qui lui confient plus de 40% des volumes traités sur la place financière casablancaise. Quant à l’impact de cet événement, Souad Benbachir, administrateur directeur général de CFG Bank, explique qu’«il se mesure d’abord par la part de marché de CFG Bank dans les échanges, par la sollicitation de notre recherche qu’ils paient après coup à leur initiative ainsi qu’au renouvellement de notre stock de clients».

L’illiquidité pèse
Ces derniers, s’ils manifestent un intérêt certain pour le marché marocain du fait de la stabilité qu’il offre, surtout après la dépréciation des devises en Égypte et au Niger, déplorent le manque de liquidité qui caractérise la Bourse casablancaise et l’absence d’une taille critique des volumes quotidiens correspondant à la taille des fonds gérés. C’est le cas notamment d’un gestionnaire de fonds du Nicaragua: bien que positionné sur une valeur marocaine, il explique qu’il ne peut pas investir une part importante car il ne peut dégager une plus-value satisfaisante, quand bien même le cours le permettrait car il risque de ne pas trouver acheteur en raison de la faiblesse des volumes quotidiens. Un autre investisseur basé à Londres, dont le fonds est dédié à l’Afrique, précise que sa position sur le Maroc ne pourrait excéder les 20% des fonds gérés pour les mêmes raisons. Pour Mohammed Essakali, directeur général de CFG Bank Capital Markets, «l’illiquidité continuera à constituer un frein à l’investissement étranger». Cependant, pour y remédier, Souad Benbachir estime qu’«il est nécessaire que les entreprises augmentent leur flottant, améliorent leur communication et commencent à donner plus d’informations au-delà de celles exigées par la réglementation, diffuser un rapport annuel à temps et bien évidemment communiquer bon an, mal an».

Sara BAR-RHOUT / leseco.ma

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