jeudi 14 novembre 2019
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Chine: des entreprises ciblées par Washington pour leur rôle au Xinjiang

Chine: des entreprises ciblées par Washington pour leur rôle au Xinjiang

Pendant la trêve, les coups bas continuent. Malgré un pré-accord commercial conclu vendredi 11 octobre 2019 entre les États-Unis et la Chine, Washington continue de sanctionner certaines entreprises chinoises dites « sensibles ».

On a appris cette semaine que 28 « entités » chinoises, dont huit entreprises de haute technologie, ont été blacklistées par les États-Unis en raison du rôle supposé qu’elles joueraient dans la répression contre la minorité ouïghoure du Xinjiang.

En clair, les entreprises américaines ne peuvent plus commercer avec ces entreprises accusées par Washington d’avoir participé à la mise en place du réseau de surveillance et de répression de la minorité musulmane. Ces entreprises font figure de fleurons de la tech chinoise.

Hikvision est la première et la plus grande société visée par Washington. Numéro un mondial des équipements de vidéosurveillance, c’est l’entreprise qui a le plus bénéficié de la politique sécuritaire de Pékin dans la province du Xinjiang.

Ses caméras de surveillance sont omniprésentes en Chine, et depuis 2017, Hikvision a remporté au moins cinq grands contrats liés à la sécurité au Xinjiang.

Deux sociétés travaillant dans l’intelligence artificielle sont elles aussi dans le collimateur américain : Mengvii et SenseTime. Leurs solutions logicielles de reconnaissance faciale servent aux autorités à ficher les Ouïghours, selon Washington.

Ces deux sociétés ont pourtant des liens capitalistiques et technologiques avec des fonds d’investissement et des universités américaines. SenseTime possède même un laboratoire au sein du prestigieux Massachusetts Institut of Technology.

Cinq autres entreprises – Dahua, Meiya Pico, Yitu, iFlytek et Yixin – opérant dans la reconnaissance faciale, vocale et la surveillance, sont elles aussi sur la liste.

La plupart de ces entreprises s’étonnent de la décision américaine et prévoient déjà de remplacer localement les composants que les entreprises américaines ne peuvent désormais plus leur vendre.

rfi

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