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Ciment à Ouagadougou : Les prix en danse de tortue

Ciment à Ouagadougou : Les prix en danse de tortue

S’il est vrai que le prix du ciment à la tonne varie d’une société à une autre, il est aussi évident qu’il n’est pas le même d’un quartier à un autre. Il fluctue également en fonction de l’humeur du commerçant ou de la générosité de votre bourse. Bref ! La concurrence est désormais ouverte au Burkina Faso avec la présence des quatre usines que sont Diamond Cément, CIMBURKINA, CIMAF et CIMFASO.

Le ciment qui offre le meilleur rapport prix/qualité est difficile à désigner car chaque consommateur choisit le produit en fonction de ses besoins. Mais retenons qu’il est rare de trouver chez un grossiste tous les ciments des quatre sociétés présentes dans notre pays. Certains préfèrent rester fidèles aux usines pionnières tandis que d’autres préfèrent s’aventurer avec les nouvelles cimenteries.

Du désordre dans les prix

Au marché de Rood-Wooko, où nous avons rencontré un grossiste non loin de la grande mosquée, la tonne de Diamond Cément est de 115 000 F. A Gounghin et à Cissin, il est de 120 000 F, à Tampouy il est de 117 500 et enfin 5000 F de moins à Kologh-Naaba.
Quant à CIMFASO, dernier né des sociétés, le prix à la tonne est de 125 000 à Gounghin, 122 500 à Pissy. A Kologh-Naaba où nous avons eu la chance de tomber sur un grossiste qui possède tous les trois types de ciment, il ressort que les prix sont respectivement de 118 000 pour le CEM I 42.5 ; 115 000 pour le CEM II 42.5 et enfin 120 000 pour le CEM II 32.5.
Pour les sacs de CIMBURKINA, notons que la tonne fait 127 500 à Pissy contre 125 000 à Cissin et 122 500 à Kologh-Naaba.
Enfin, pour le sac CIMAF, notons qu’il est rare dans les magasins des commerçants que nous avons rencontrés. Ce n’est qu’au quartier Gounghin que nous l’avons vu et la tonne fait 125 000 FCFA.

A quand les mesures ?

Au terme de notre parcours dans ces quelques quartiers, qui ne sont certes pas représentatifs, l’on se rend compte que le ciment reste un produit dont le prix resté fluctuant. Chacun fixe son prix à sa guise selon qu’il emploie des dizaines d’ouvriers où qu’il ait un grand magasin de stockage. L’on ne peut épuiser toutes les raisons liées à ce dérèglement de prix. Et même si le Burkina Faso dispose de quatre cimenteries – ce qui est favorable à la concurrence -, notons que les sociétés semblent être en observation. Surtout celles qui ont ouvert leur usine récemment. On semble être dans la phase de commercialisation test où on s’aligne à la queue leu leu, où chacun attend de voir comment son concurrent va procéder avant de « frapper fort ».

Herman Frédéric BASSOLE
Lefaso.net

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