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Cinéma : découvrez «Twaaga», petit bijou de court-métrage

Cinéma : découvrez «Twaaga», petit bijou de court-métrage

 

Twaaga

Auréolé d’un prestigieux prix lors du dernier Festival international du film de Dubaï en décembre dernier (mention spéciale du jury dans la catégorie court-métrage), Twaaga raconte l’histoire de Manu, 8 ans, dans le Burkina Faso des années Thomas Sankara, jeune capitaine révolutionnaire qui se démène à la tête de son pays pour redresser l’économie et vaincre l’impérialisme occidental. Le garçon, fan des comics, se demande si les superpouvoirs existent dans la vraie vie…

Cedric_Ido

 

Tourné à Ouagadougou en octobre 2012, sélectionné au London Film Festival et donc au Dubaï International Film Festival 2013, Twaaga mélange les genres avec une virtuosité déjà répérée dans le premier film de Cédric Ido, Hasaki Ya Suda (Les sabres), film de samuraï futuriste tourné en lingala qui a cartonné dans des dizaines de festivals en 2011.Du style, une lumière au top, une bande originale qui déchire et des acteurs, amateurs et professionnels, dirigés de main de maître par Cédric Ido, 33 ans.

Cedric_Ido_Samourai

Twaaga allie deux qualités rarement associées : le fond et la forme !

Le petit frère de Jacky (également réalisateur mais aussi acteur – il a joué dans Inglourious Bastards, de Quentin Tarantino, et Ces amours-là, de Claude Lelouch-) ne se contente pas de mettre la forme. «J’ai vécu à Ouagadogou de l’âge de 3 à 8 ans, entre 1983 et 1987, durant les années Sankara», explique-t-il. «Je ne savais pas à l’époque ce qu’était la révolution, mais je crois que c’est ce qui m’a poussé et a été un moteur pour moi bien des années plus tard pour écrire et réaliser ce film. Je voulais raconter la grande Histoire dans la petite. Faire passer le message de cet homme au discours universel qui se battait contre l’hégémonie occidentale et voulait que son peuple se libère. »

Entre parallèle avec ce qu’il a vécu en Afrique et projection de Thomas Sankara, véritable héros national et figure de la révolution, on suit avec un plaisir non dissimulé le chemin de Manu dans une aventure bourrée d’humour, où l’on retrouve l’univers de la BD, passion initiale d’Ido. Un film loin de tout cliché.

Enfin quand on lui demande, et la suite ? «Ben, deux longs !», répond du tac au tac celui qui a grandi «de l’autre côté du périph» – il tient à ses origines banlieusardes – . «Je suis en projet d’écriture sur deux sujets, un sur les rabatteurs des salons de coiffure de Château-d’Eau à Paris et l’autre sur le Ghana colonial.» Sans compter un Twaaga version longue qui ne serait pas pour lui déplaire…

Cédric Ido. retenez-bien ce nom !

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