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Clare Woodman, nouvelle «Madame Afrique» de Morgan Stanley

Clare Woodman, nouvelle «Madame Afrique» de Morgan Stanley
Fraichement nommée directrice Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA) Clare Woodman est la première femme à prendre les commandes des affaires africaines de la banque d’investissement américaine Morgan Stanley. Qui est-elle ?

Clare Woodman est désormais aux commandes des affaires africaines de Morgan Stanley. En effet, la banque d’investissement basée à New York vient de la désigner directrice Europe, Moyen-Orient et Afrique, rapporte Financial Time, citant une note interne diffusée auprès des équipes de la banque mardi 1er mai. Elle est la première femme à occuper ce poste chez Morgan Stanley.

Avocate d’affaires pour un grand cabinet international dans une précédente vie, Clare Woodman embrasse le monde de la banque en intégrant Morgan Stanley en 2002 en tant qu’avocate spécialisée, d’abord en banque et dérivés, puis en banque d’investissement en EMEA. Son principal objectif à l’époque est de trouver un équilibre entre sa vie professionnelle et sa nouvelle vie de maman, sa carrière en cabinet d’avocat l’occupant trop pour consacrer du temps à sa famille. C’est ainsi que de fil en aiguille, celle qui était autrefois promise au droit des affaires a développé une expertise en risque financier -entre autres- outillée notamment grâce à son MBA obtenu plus tard à la London Business School. Depuis, elle n’a fait que gravir les échelons au sein de Morgan Stanley. Avant de prendre les rênes de la région EMEA, Woodman était directeur d’exploitation des titres institutionnels.

Aux commandes d’un marché à fort potentiel

Sa nomination devrait susciter l’intérêt du monde financier africain où Morgan Stanley est assez actif. De plus, parmi les dix pays émergents de la zone EMEA chez Morgan Stanley incluant la Grèce, la Hongrie, la Pologne, le Qatar, la Russie, la Turquie ou les Émirats arabes unis, l’Afrique du Sud est le plus performant de l’indice MSCI Emerging markets EMEA. Pour rappel, cet indice complexe déterminé à partir de 163 indicateurs fournit une couverture exhaustive des opportunités d’investissement pertinentes et vise à refléter le changement dans les marchés boursiers sous-jacents en temps opportun. Avec 46,14% au 31 mars 2018 en effet, l’Afrique du Sud est en tête de l’indice. Classée sixième, l’Egypte est le deuxième marché à fort potentiel à travers le continent.

Chez Morgan Stanley, elle est considérée comme le profil adéquat en ce moment, pour drainer un plus grand nombre d’investissements avec un bon niveau de risque dans la région. En tout cas, James Gorman, directeur général de Morgan Stanley, ne s’en cache pas :

«Les années d’expérience de Clare à Londres et sa connaissance approfondie des titres institutionnels l’ont positionnée pour mener la société dans notre plus grand marché international».

Ristel Tchounand

afrique.latribune

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