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Climat des affaires : le Congo déterminé à améliorer sa note Doing business

Climat des affaires : le Congo déterminé à améliorer sa note Doing business

En raison de la faible performance du pays durant l’année dernière, le ministre d’Etat congolais du Développement industriel et de la promotion du secteur privé, Isidore Mvouba, a promis mardi assouplir davantage l’environnement d’affaires et d’investissement au Congo, en mettant l’accent sur la coordination entre les services compétents de l’Etat.

Selon le dernier rapport de Doing business, un mécanisme offrant une analyse détaillée de la réglementation des affaires en Afrique et dans le monde, le Congo a perdu deux places, se reclassant à 3 sur le 6e rang des Etats membres de la Cémac, à 12 sur le 17e rang des pays membres de l’OHADA, à 176 sur 189e rang mondial. « Le classement de Doing business ne mesure pas l’ensemble des facteurs liés à l’environnement des affaires. Cependant, la qualité de la gestion du système fiscal, certains facteurs de la stabilité macroéconomique, la qualification de la main-d’œuvre, la résilience des marchés financiers, la stabilité politique, sont des indicateurs importants pour les opérateurs économiques et investisseurs qui souhaitent intervenir dans le pays. », a reconnu Isidore Mvouba lors de la cérémonie du lancement de l’atelier Doing business 2016, à Brazzaville.

A en croire le membre du gouvernement, les autorités du pays sont disposées à mettre en œuvre les programmes établis grâce au soutien technique et matériel des partenaires tels que la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, à travers le Projet d’appui à la diversification de l’économie (Pade-Congo). Car, « l’amélioration de l’environnement des affaires constitue un maillon important dans la poursuite et le maintien du cap de modernisation et l’industrialisation du Congo, un vœu cher au président de la République Denis Sassou N’Guesso. L’émergence du Congo d’ici à 2025, est un défi à notre portée, nos partenaires le reconnaissent car nous en avons les capacités », a indiqué le ministre Isidore Mvouba.

Pour le coordonnateur du Pade, Joseph Mbossa, cette ambition du Congo implique la transformation des modes de gouvernance des acteurs tant du public que du privé, pour générer, dit-il, des emplois dans une économie compétitive soutenue par un secteur privé dynamique créateur de valeurs ajoutées. « La création des conditions favorables aux entreprises en général, les petites et moyennes entreprises en particulier, demeure une préoccupation de tous », a rappelé le coordonnateur du Pade. Un avis partagé par le représentant de la Banque mondiale au Congo, Djibrilla A. Issa.

Congo Doing BusinessLe Projet Doing business mesure la réglementation des affaires et son application effective dans 189 économies et dans certaines villes au niveau infranational et régional. Lancé en 2002, le projet analyse chaque année les petites et moyennes entreprises au niveau national et mesure la réglementation s’appliquant à celles-ci tout au long de leur cycle de vie. Pour certains des indicateurs mesurés, les économies de la région se comparent aux plus performantes dans le monde. Par exemple, il faut seulement 5 jours pour créer une entreprise au Sénégal, autant qu’au Canada et moins qu’en France. L’obtention d’un permis de construire prend 98 jours au Burkina Faso, soit trois mois de moins que la moyenne de l’Union européenne.

Fiacre Kombo
adiac-congo.com

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