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Coface améliore le risque-pays de la Côte d’Ivoire

Coface améliore le risque-pays de la Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire est le seul pays africain à avoir obtenu un reclassement positif de Coface dans son évaluation trimestrielle du risque pays. Le pays a vu sa note passée à B, traduisant un « risque assez élevé » pour les investisseurs, mieux que le statut de « risque élevé » avec la note C qu’il détenait jusque-là.

Dans son rapport publié ce 29 juin, le leader mondial de l’assurance-crédit justifie ce nouveau statut par le dynamisme de l’économie ivoirienne, la poursuite des grands travaux, l’amélioration notable du climat des affaires, les mesures de soutien au secteur privé, la stabilité politique et l’amélioration de la sécurité.

A l’inverse, des pays africains ont vu leur note s’affaisser. En dehors de la Namibie (A4) qui reste dans la catégorie A, l’Algérie passe au stade « risque élevé » (C), quand l’Angola, la Zambie, le Zimbabwe, et le Mozambique sont classifiés dans la catégorie « risque très élevé » (D). Ces pays ont en commun la dépréciation des cours de leurs matières premières d’exportation et la dépréciation de leurs monnaies.

En outre, vue la détérioration de la situation de nombres de pays, l’assureur a ajouté une nouvelle catégorie à sa nomenclature, « risque extrême» (E), qui accueille des pays africains en crise comme la République Centrafricaine, la Libye, le Soudan, l’Erythrée et le Zimbabwe.

A l’échelle de la planète, le rapport présente le tableau d’une économie mondiale engluée par « l’onde de choc causée par la vulnérabilité des Etats-Unis et de la Chine », entretenant la volatilité des cours des matières premières. Aussi, Coface projette-t-il une croissance mondiale à 2,5% en 2016, soit la sixième année consécutive où la croissance devrait restée inférieure à 3%.

Pour rappel, l’évaluation pays Coface mesure le risque de défaut moyen des entreprises d’un pays. Cette évaluation résulte d’une combinaison des perspectives économiques et politiques du pays, du climat des affaires et de l’expérience de paiement enregistrée par Coface. Elle s’étend sur une échelle de huit niveaux : A1, A2, A3, A4, B, C, D, E (dans l’ordre croissant de risque).

Jean-Mermoz KONANDI
financialafrik.com

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