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Colloque de Dakar sur l’agro-industrie en Afrique : Les retombées pour la Guinée

Colloque de Dakar sur l’agro-industrie en Afrique : Les retombées pour la Guinée

La Guinée a été représentée au haut niveau à la Conférence internationale sur la modernisation de l’agriculture et de l’agro-industrie en Afrique dont les travaux viennent de prendre fin à Dakar sous la conduite du président du Sénégal, Macky Sall.

Organisée par la Banque africaine de développement(BAD), cette Conférence de haut niveau a mobilisé plus de 600 participants, dont des ministres chargés de l’Economie et de Finances, ainsi que de l’Agriculture, les gouverneurs des banques centrales.

Côté guinéen, l’on notait, par exemple, la présence des officiels Mohamed Diaré, chef de la délégation, son homologue Mme Jacqueline Sultan, ministre de l’Agriculture, de Louncény Nabé, gouverneur de la Banque Centrale et d’autres cadres.

Au terme des discussions, la BAD a promis de mobiliser avec ses partenaires trois milliards de dollars de financements en faveur des femmes agricultrices, ainsi que des agro-industries et des autres entreprises appartenant à des femmes, a-t-on annoncé.

Selon la BAD, la mobilisation de ces fonds passera par la création d’une facilité de 300 millions de dollars, destinée à réduire les risques des entreprises appartenant à des femmes vis-à-vis des banques commerciales et des institutions de micro finance.

De même, la BAD entend tripler ses financements climatiques à l’horizon 2020, les portant à cinq milliards de dollars par an, en collaborant étroitement avec ses partenaires.

Par ailleurs, toujours selon la BAD, elle aidera les pays africains à accéder à la Capacité africaine de gestion des risques et prévoit d’émettre des obligations diaspora dédiées à l’agro-industrie et accélérera le financement de l’agriculture et du secteur de l’agroalimentaire en recourant à des fonds privés de capital-investissement.

Elle fera appel à des fonds souverains et à des fonds de pension, intensifiera la pratique du financement de récépissés d’entrepôt, la création de bourses régionales de produits agricoles de base en particulier et intensifiera son aide aux jeunes africains.

Selon les officiels guinéens, ce colloque de haut niveau a permis de rappeler toute l’importance que le continent Africain doit accorder au secteur agricole en raison du fait qu’il contribue environ à 25% du PIB et représente 63% des revenus de ménages ruraux.

De même, le secteur reste un secteur de réduction de la pauvreté mais qui a besoin de modernisation et de positivité de sa perception afin que le forces vives de l’Afrique, notamment les jeunes puissent s’investir avec des financements innovants.

Le programme de création d’une facilité de 300 millions de dollars, destinée à réduire les risques des entreprises appartenant à des femmes devrait permettre à cette couche vulnérable de participer à la mise en œuvre du potentiel du secteur en Afrique.

Pour sa part, la Guinée devrait se préparer rapidement à s’insérer dans ces programmes en identifiant et en élaborant des projets et programmes susceptibles de bénéficier les différentes initiatives envisagées à l’issue de ce colloque, selon les experts.

En trois jours, la rencontre, ponctuée par des tables-rondes et des sessions parallèles, a débouché sur des engagements forts de la part des gouvernements pour entreprendre des réformes nécessaires visant à donner la priorité au secteur agricole, l’obligation renouvelée du secteur privé et la promesse de mécanismes innovants.

Selon la délégation guinéenne, sa participation a été appréciée par le président de la BAD et de toutes les parties prenantes. Concrètement, elle a fortement contribué à dégager les aspects de financements innovants de l’agriculture, le changement de la perception chez les populations afin qu’elles s’engagent pleinement dans ce secteur vital.

Cette conférence sera un grand moment dans la vie du continent africain en général et de la Guinée en particulier, confie-t-on, dans la mesure où elle concerne un secteur qui assure la subsistance de 80% de la population africaine, emploie prés de 60% des africains économiquement actifs et génère 63% des revenus des ménages ruraux.

Abdoulaye Bah
guineenews.org

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