Accueil / Finances / Compagnies d’assurance en zone CIMA: l’inquiétant compte à rebours

Compagnies d’assurance en zone CIMA: l’inquiétant compte à rebours

Compagnies d’assurance en zone CIMA: l’inquiétant compte à rebours

Les compagnies d’assurance de la zone de la Conférence interafricaine des marchés de l’assurance (CIMA*) sont loin d’être prêtes pour les augmentations du capital préconisées par le régulateur. La mesure prise en avril 2016 par le conseil des ministres des Finances de la zone, qui vise à faire passer le capital minimum de 1 à 3 milliards de Franc CFA dès le 31 mai 2019 puis à 5 milliards de Franc CFA en 2021, est d’autant plus contraignante qu’elle stipule que l’augmentation devrait se faire par apport numéraire.

Des verrous contraignants

En effet, l’augmentation de capital par incorporation de réserves ou de créances n’est acceptée que si la société dispose d’une couverture suffisante des engagements réglementés; d’une marge de solvabilité et d’une situation de trésorerie conformes à la règlementation. De plus, seules les réserves antérieures au bilan consolidé des entreprises au 31 décembre 2015 sont prises en compte. Autre verrou introduit par le régulateur, celui concernant les fonds propres, lesquels ne doivent pas être inférieurs à 80% du capital minimum. Ce dispositif exclue le recours à l’endettement via certaines obligations (Obligations remboursables en actions, ORA), assimilées souvent à des quasi-fonds propres.

En plus de cet encadrement strict de l’augmentation de capital, le régulateur introduit un reporting trimestriel entré en vigueur depuis le 31 juillet dernier. A cette date, les compagnies doivent transmettre tous les trois mois un rapport adressé au ministère d’Etat en charge du secteur et au secrétariat général de la CIMA. Ce rapport doit entre autres, décrire les moyens mis en oeuvre par la compagnie pour se conformer à la nouvelle réglementation, ainsi que le niveau de fonds propres, les franchissements éventuels de seuils, les difficultés rencontrées etc.

Lire l’article complet sur financialafrik.com

Aller en haut