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Coopération Banque Mondiale-Burkina Faso : Bilan de l’exécution des projets et programmes

Coopération Banque Mondiale-Burkina Faso : Bilan de l’exécution des projets et programmes

La Banque Mondiale a tenu ce 12 mai 2015 La revue annuelle du portefeuille des opérations au Burkina Faso. Cette rencontre annuel du genre a eu lieu dans la Salle de Conférence de Ouaga 2000 sous la supervision du Directeur des opérations de la Banque Mondiale au Burkina Faso, M. Ousmane DIAGANA et du Ministre de l’économie et des finances, M Jean Gustave SANON. Elle a été une tribune pour les uns et les autres de faire ressortir les faibles taux d’exécution et de réalisation des projets et programmes au vue des ressources financières disponible. Ainsi pour « un taux de décaissement global estimé à 30 ,7% à la date du 30 avril 2015, le ratio de décaissement est de 14,2% »

La Revue du portefeuille des opérations de la Banque permet à l’institution de faire le bilan d’exécution des programmes et projets de l’année écoulée. A la date du 30 avril 2015, il ressort un taux en deçà des attentes au vue des fonds disponibles. Ainsi donc, « le portefeuille des opérations de la Banque Mondiale au Burkina compte 16 projets nationaux et un Appui Budgétaire Global pour un montant global estimé à 1,123 milliards de dollar américain, soit environ 657 milliards de FCFA. A la même date, le taux de décaissement global est estimé à 30,7% alors que le ratio de décaissement est estimé à 14,2%. Ce ratio est largement en deçà de la cible de 22% fixé par la Région Afrique de la Banque mondiale pour chaque pays. Le portefeuille national est renforcé par un portefeuille régional regroupant six projets à caractère régional pour un montant global estimé à 134,36 millions de dollars Etats-Unis, soit environ 79 milliards de F CFA. » Ce bilan n’est pas sans conséquences selon le Directeur des opérations de la banque Mondiale au Burkina Faso, M. Diagana. Selon lui, le faible taux d’exécution entraîne plusieurs conséquences dommageables dont une baisse des ressources consommables de la Banque allouées au pays. Un retard de décaissement signifie également que les services attendus par les populations ne sont pas délivrés à temps ou pas du tout, avec tout ce qu’il y a comme conséquence sur leur vie a-t-il souligné.

Des ressources pourtant nécessaires pour l’atteinte des objectifs de développement

Cette revue du portefeuille des opérations permettra aux acteurs bénéficiaires des différents financements de la Banque Mondiale de marquer un temps d’arrêt pour identifier les contraintes et trouver les solutions durables. Et ce, dans le but d’améliorer les performances de la collaboration Banque Mondiale-Burkina Faso. Si le bilan d’exécution et de réalisation au niveau national parait insatisfaisant, M. Jean Gustave Sagnon rassure. « Le Burkina Faso, pays confronté à tout point de vue à des défis de développement économique et social, ne peut se payer le luxe de ne pas utiliser les ressources dont il bénéficie des partenaires techniques et financiers pour atteindre les objectifs pour lesquels ces appuis ont été accordés. S’il y a des appuis pour l’amélioration de l’éducation, il n’est pas normal que les montants ne soient pas décaissés pour l’amélioration du taux de scolarisation. »
Les appuis de la Banque Mondiale couvrent presque la quasi-totalité des secteurs de l’activité économique, à savoir : développement Rural Durable ; secteurs sociaux (éducation, santé, protection sociale et travail) ; secteurs infrastructure et TIC ; macro économie, fiscalité, commerce et compétitivité gouvernance locale, énergie industrielle.

Balguissa Sawadogo
ecodufaso.com

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