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Coopération sud-sud : Le Burkina sollicité à sauver le coton du Bénin

Coopération sud-sud : Le Burkina sollicité à sauver le coton du Bénin

Le président du Faso, Michel Kafando, a reçu en audience le 27 mars 2015, le ministre béninois de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. A sa sortie d’audience, El-Hadji Issa Azizou a dit être venu demander le secours du Burkina Faso à l’effet de sauver des tonnes de coton béninois menacées par les eaux de pluies.

Après une première entrevue le 27 janvier 2015 avec les autorités burkinabè, M. Azizou est revenu pour enregistrer une avancée dans sa doléance de secours. Un secours devant permettre au Bénin de faire face à ses problèmes post-récoltes, notamment l’égrenage –d’urgence – du coton.
A en croire le ministre béninois, les effets des changements climatiques ont provoqué l’installation précoce de la saison des pluies dans son pays. Conséquence, les eaux de pluies menacent d’endommager environ 130 000 tonnes de coton graine entreposées.
Il se trouve aussi, précise-t-il, que les usines sur place d’une capacité normale d’égrainage de 3 000 à 4000 tonnes par jour, ne peuvent égrainer que 2 600 ou 2 800 tonnes par jour, du fait de la vétusté. D’où le repli sur le voisin, le Burkina Faso, pour y envoyer ces tonnes de coton pour égrenage.

Coopération Bénin Burkina1

En réponse, les autorités burkinabè consentent, foi de M. Azizou, de mettre l’usine d’égrenage implantée dans la province frontalière de la Kompienga, à la disposition du Bénin. Là, ce sont 30 000 tonnes de coton qui pourront être égrenées par jour. C’est du moins, ce qu’a laissé entendre le ministre béninois de l’agriculture.
Pour ce faire, annonce-t-il, « D’ici au 6 avril 2015, le coton béninois va atterrir sur le territoire du Burkina pour l’égrenage à hauteur de 30 000 tonnes par jour ». Déjà, M. Azizou dit espérer qu’en deux mois, cette centaine de millions de tonnes de coton va être sauvée.

Coopération Bénin Burkina2

En accédant à cette sollicitation béninoise, le président du Faso aurait, confie M. Azizou, émis le souhait de voir adoptée une règlementation à l’échelle communautaire UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) ou CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest), prévoyant les opérations pareilles. En ce souhait, le ministre Azizou dit voir une « observation ». Et cette observation, promet-il, « va faire l’objet d’un compte rendu fidèle au président de la République du Bénin ».

Fulbert Paré
Lefaso.net

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