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Coris Bank International fait un autre pas vers la bourse – Brvm

Coris Bank International fait un autre pas vers la bourse – Brvm

On sait depuis quelques mois que la banque burkinabée Coris bank International envisage de se faire coter à la bourse des valeurs mobilières de l’Uemoa. Maintenant, Monsieur Idrissa Nassa son patron a l’autorisation officielle de mener ce projet. Les actionnaires de la banque lui ont donné quitus lors de l’assemblée générale mixte du 28 avril dernier. Cette introduction se fera au moyen d’une augmentation de capital dont le montant n’est pas encore connu.

Ce qui est connu, c’est que la banque, actuellement contrôlée à 77% par des privés burkinabés a un résultat net constant de 15 milliards de FCFA depuis 4 ans. Ce malgré une augmentation de son capital de 10 à 25 milliards de FCFA en 2013 et l’augmentation de son total bilan à 648 milliards de FCFA. Nous pensons qu’elle devrait lever au moins 10 milliards de FCFA pour son introduction, à condition qu’elle attende que s’éclaircisse le cas Boa Mali.

Soigner la communication

En plus de son image d’une banque ouverte à l’innovation, Coris Bank International rêve de conquerir l’Afrique : être « une banque panafricaine ». Nous déconseillons vivement cette expression dans sa communication, parce que le groupe Ecobank qui nous a emmené cette vision en premier a manifesté une boulimie de capitaux qui a noyé les épargnes de plusieurs investisseurs sur la place boursière d’Abidjan. Ils attendent encore la remontée des cours. Or lorsqu’on connait l’histoire de Coris Bank, il y’a de quoi ouvrir les yeux.

En effet, Coris Bank est une expérience exceptionnelle de management qui force le respect, et place son fondateur au panthéon des grands entrepreneurs africains. C’est l’histoire d’un établissement financier (la Financière du Burkina) en difficulté qui fait appel à l’un de ses principaux fournisseurs en 2001. Ce dernier, malgré les avis défavorables des experts, le reprend, porte son capital de 150 millions à 500 millions de FCFA en un an. Six ans plus tard, Idrissa Nassa le transforme en une banque classique avec un capital de 1,5 milliards de FCFA. Aujourd’hui, l’institution est présente dans 4 pays d’Afrique de l’ouest et rêve de conquérir l’Afrique. Pourvu qu’elle n’y aille pas trop vite, au détriment de ses actionnaires.

Euclide Okolou
okibata.com

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