mardi 07 avril 2020
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Coronavirus: de nouveau inquiètes, les bourses mondiales replongent

Coronavirus: de nouveau inquiètes, les bourses mondiales replongent

Le coronavirus fait souffler un vent de panique sur les bourses depuis quelques semaines. Les marchés européens ont bien tenter de se stabiliser et de reprendre un peu du poil de la bête en fin de semaine dernière. Mais ce lundi, les bourses repartent à la baisse. D’abord ce lundi matin en Asie et en Europe, puis à la mi-journée aux Etats-Unis où Wall Street a ouvert dans le rouge (Dow Jones -1,65%, Nasdaq -0,47%).

Le plongeon est généralisé. -4 % pour le Footsie à Londres en fin de matinée, -3,5 % pour le Dax à Francfort, -2,5 % pour le CAC 40 à Paris qui avait pourtant repris 5 % vendredi dernier. Et les marchés chinois n’ont pas fait mieux.

Pourquoi ce revirement ? Les analystes pointent du doigt les États-Unis : Wall Street a fini en baisse vendredi soir et les marchés boursiers américains ont poursuivi leur chute en raison des désaccords entre républicains et démocrates sur le gigantesque plan de soutien à l’économie américaine. Ce plan vise à mobiliser 2 000 milliards de dollars pour aider les entreprises du pays touchées par la crise santiaire.

Mais ce dimanche, Les démocrates ont refusé de voter le plan de relance en l’état, faute, selon eux, de crédits suivants pour aider aussi les travailleurs américains. Un sénateur républicain a prévenu que cela entraînerait un plongeon de la bourse.

Coût de la crise sanitaire en hausse constante

Cependant, ce désaccord est loin d’être la seule inquiétude des investisseurs. La progression de la pandémie contraint à réévaluer en permanence à la hausse le coût de la catastrophe sanitaire. Le rebond enregistré en fin de semaine dernière grâce à l’action en force des banques centrales semble donc trop fragile pour se prolonger. Et les perspectives ne forcent pas à l’optimisme.

Les mesures de confinement s’étendent à l’État de New York notamment. l’Italie de son côté arrête toute activité de production non essentielle. La facture n’a donc pas fini de s’alourdir. En Allemagne, par exemple, l’institut Ifo a estimé que la crise du coronavirus pourrait coûter en 2020 entre 255 et 729 milliards d’euros à l’économie de la république fédérale.

Une croissance mondiale proche de la cris de 2008 ?

Les analystes des grandes banques, comme Morgan Stanley, sont également pessimistes. Selon eux, la croissance mondiale pourrait se rapprocher des
plus bas niveaux atteints lors de la crise financière de 2008.

En particulier, la croissance américaine pourrait elle connaître de son plus bas niveau depuis 74 ans. Avec un taux de chômage jusqu’à 30 %, selon James Bullard, président de la Réserve fédérale de Saint Louis. Soit un chiffre plus élevé que durant la crise de 1929.

rfi

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