lundi 21 septembre 2020
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Coronavirus: les Bourses non-asiatiques s’enrhument à leur tour

Coronavirus: les Bourses non-asiatiques s’enrhument à leur tour

Après des semaines de relative indifférence, les Bourses non asiatiques ont commencé à réagir face au coronavirus. De nouveaux foyers se développent et s’étendent de manière brutale en dehors de Chine. En Corée, au Moyen-Orient et désormais au cœur de l’Europe, et particulièrement en Italie. Les mesures sanitaires draconiennes prises par les autorités italiennes ont entraîné la chute de la Bourse de Milan.

Alors que non loin de là, on annonçait un septième décès italien, la Bourse de Milan a connu la plus forte baisse, en une séance, de ces deux dernières années : -5.43%. Dans la foulée des Bourses asiatiques, les Bourses européennes réagissent à la soudaine aggravation de la situation sanitaire le weekend dernier. À Paris, à Londres et à Francfort, les indices ont tous terminé en baisse de 4% en moyenne. Du jamais-vu depuis le vote du Brexit. Même chose à New York, où l’indice de référence S&P 500 a reculé de 3,35%. Et à l’ouverture, ce mardi, les marchés asiatiques affichent encore grise mine.

Des marchés au temps de réaction long

Longtemps, les marchés financiers hors Asie ont pensé que la crise était mineure ou qu’elle pouvait être contenue et circonscrite à la Chine. Désormais, il devient évident que c’est une crise qui va durer, et surtout qui va continuer de s’étendre. L’Organisation mondiale de la santé redoute une pandémie avec la multiplication des foyers un peu partout. Le fait qu’un foyer soit désormais présent en Europe, une zone de libres-échanges, fait craindre des impacts beaucoup plus importants. Ces impacts sont maintenant bien perceptibles dans les secteurs les plus exposés au marché chinois : l’aérien, l’automobile, le luxe, l’hôtellerie ou encore les semi-conducteurs dont les indices en Europe ont dévissé ce lundi 24 février. Si les marchés boursiers ont tardé à réagir jusqu’ici, c’est aussi parce qu’ils ont une tendance à ignorer les risques systémiques. Du moins, à penser que les autorités financières seront là pour solder tous les problèmes en cas de besoin. Comme elles l’ont fait régulièrement depuis la crise financière de 2008.

Vers une baisse des taux par les banques centrales

Alors que les perspectives économiques s’assombrissent, les investisseurs parient plus que jamais sur une baisse des taux par les banques centrales. D’autant plus que les perspectives économiques s’assombrissent. Le Fonds monétaire international envisage la baisse des perspectives de croissance mondiale et les pays du G20 réunis la semaine dernière en Arabie saoudite ont assuré qu’ils surveillaient de près l’impact économique et financier du coronavirus.

Les investisseurs parient donc que la Banque centrale européenne comme la FED américaine pourraient dégainer une nouvelle baisse de leurs taux directeurs, respectivement en mars et juillet.

Pour l’heure, ce lot nouveau d’incertitudes redirige les investissements vers les valeurs refuges. Les métaux précieux, à commencer par l’or, qui s’échangeait hier à 1682 dollars l’once, au plus haut depuis 7ans. Et puis, les obligations d’État, dont les rendements touchaient de nouveaux planchers hier face à l’afflux d’investisseurs.

EN BREF

Encore un géant de l’énergie fossile qui renonce à ses projets d’exploration dans la Grande Baie australienne. Après le Britannique BP et l’américain Chevron, c’est au groupe norvégien Equinor d’annoncer aujourd’hui l’abandon de ses projets dans ce secteur à la très riche biodiversité où notamment les baleines et les orques mettent bas. Mais ce n’est pas pour des raisons environnementales qu’Equinor prend cette décision. En fait, pour l’entreprise, ce site pourrait n’être pas assez rentable par rapport à d’autres projets. Pour autant, les écologistes australiens après les mois difficiles que vient de vivre le pays avec les incendies ravageurs sont soulagés. Le risque d’une marée noire géante avait été souligné à maintes reprises par les ONG locales.

Les ventes de cigare cubain victime des soubresauts politiques. Hong-Kong et le Liban s’enflamment et ce sont en effet les ventes de cigares sur ces marchés porteurs qui en pâtissent. D’après un des dirigeants Habanos S.A, la société qui contrôle la promotion, la distribution et l’exportation de cigares cubains, les ventes ont certes augmenté de 2% l’an dernier, mais c’est la croissance la plus faible de ces 6 dernières années. Et le développement du coronavirus laisse présager le pire en Chine, l’un des principaux consommateurs de cigares cubains. Même si pour l’heure, mesurer l’impact est impossible.

rfi

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