samedi 26 septembre 2020
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Coronavirus: l’Opep s’inquiète pour les cours du pétrole

Coronavirus: l’Opep s’inquiète pour les cours du pétrole

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés vont-ils réduire leur production pour soutenir les cours du brut à la baisse depuis la crise du coronavirus ? C’est l’enjeu des réunions qui se tiennent ces 5 et 6 mars 2020 à Vienne, en Autriche.

Depuis le début de la crise du coronavirus, les prix du pétrole sont en recul. Les deux cours de référence, le Brent de la mer du Nord pour l’Europe et le WTI pour les États-Unis ont perdu près de 30 % depuis le début de l’année. Le Brent dépasse à peine les 50 dollars. L’or noir subit de plein fouet les effets du Covid-19 et le ralentissement de l’activité économique mondiale.

À elle seule, la Chine consomme plus de 10 % de la production mondiale d’or noir. Et depuis le début de l’épidémie, les importations chinoises de brut sont en chute libre. Elles seraient passées de 11 millions de barils par jour à 7 millions courant février. D’autres pays asiatiques, comme la Corée, le Japon ou bien encore l’Inde, enregistrent une baisse de leur demande.

Une offre pléthorique

Face au ralentissement mondial, l’Agence internationale de l’Énergie (AIE) vient de réviser à la baisse ses attentes concernant la demande de brut, pour cette année. Une demande attendue désormais à 825 000 barils par jour, au plus bas depuis 2011. Ce déséquilibre entre une faible demande et une offre pléthorique est, également, aggravé par le regain de la production pétrolière américaine. Des pays non membres de l’Opep, comme les États-Unis, le Brésil et la Norvège, pompent, en effet, à des niveaux record.

Seule solution pour l’Opep ? Réduire son offre pour enrayer la baisse des cours de l’or noir. En décembre dernier, les treize membres de l’organisation et leurs alliés, se sont mis d’accord pour réduire leur production de 500 000 barils par jour. Cela s’ajoute au 1,2 million de barils déjà retirés du circuit depuis un an.

Réduire les quotas

Ces efforts ont, certes, fait rebondir les cours du brut début janvier. Mais l’épidémie de coronavirus les a fait repartir à la baisse. Lors de cette réunion des 5 et 6 mars, l’Opep et ses alliés, dont la Russie, vont-ils de nouveau se mettre d’accord pour réduire les quotas ? De leur côté, l’Arabie saoudite et les pays du Golfe envisagent une nouvelle baisse de production d’un million de barils par jour, pour stabiliser les cours du brut.

Reste une inconnue : la position de la Russie, non membre de l’Opep. Le président Vladimir Poutine estime, pour sa part, que « les cours actuels du brut sont acceptables pour le budget de la Russie ». Mais il n’a pas exclu « une action pour rééquilibrer l’offre » face à la baisse de la demande mondiale.

rfi

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