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Cosumar. De nouveaux projets en Afrique sont à l’étude

Cosumar. De nouveaux projets en Afrique sont à l’étude

La raffinerie vient de lancer, en partenariat avec la société Durrah, la construction d’une usine en Arabie saoudite, dotée d’une capacité de 840.000 tonnes et ciblant toute la région via le port de Yanbu. D’autres projets à l’international sont en perspective. Entretien avec Mohammed Fikrat, Pdg de Cosumar.

Médias24: Le 4 octobre 2016, le singapourien Wilmar et le brésilien Raizen ont crée Raw, une société commune qui ambitionne de devenir le premier exportateur de sucre dans le monde. Quel impact sur Cosumar détenu à hauteur de 27,5% par Wilmar?

Mohmmed Fikrat: C’est un partenariat stratégique opéré par Wilmar, grand opérateur mondial du sucre brut et du sucre blanc, dans le cadre de la sécurisation de son approvisionnement en sucre brut et lui permettra la commercialisation à l’export du Brésil du sucre brut et blanc. Cet accord stratégique avec l’un des plus grands acteurs brésiliens qu’est Raizen permettra à Wilmar de mieux gérer sa logistique et son approvisionnement en sucre brut à partir du Brésil.

Cette opération n’a pas d’impact direct sur Cosumar. Mais tout ce qui renforce Wilmar ne peut être que bénéfique pour Cosumar, où il est un actionnaire stratégique.

-Le 12 octobre a eu lieu le lancement des travaux de la construction de la raffinerie “Durrah Sugar” au port de Yanbu. Quelles sont ses caractéristiques?

-Il s’agit d’une nouvelle raffinerie de sucre d’une capacité de production annuelle de 840.000 tonnes minimum. Elle entrera en production au deuxième trimestre 2019. Le site est de 15 ha, permettant d’agrandir la raffinerie ultérieurement pour répondre davantage aux besoins de la région.

Je tiens à préciser que la cérémonie de pose de la première pierre de ce projet détenu à hauteur de 43% par Cosumar – l’investissement est de 713 millions riyals saoudiens, soit l’équivalent de 185 millions de dollars-a été rehaussée par la présence du prince Faysal Ben Salmane, gouverneur de la région de Médine. Cela dénote d’un accueil favorable de ce projet.

-Pourquoi l’Arabie Saoudite ?

-Il s’agit d’un marché déficitaire en sucre. C’est le cas aussi de toute la région.

Les atouts du site entrent également en jeu: il est construit au niveau du port de Yanbu et fonctionnera selon les dernières technologies de raffinage, profitant aussi bien de l’expertise de Cosumar que de celle de Wilmar.

Ce port, situé sur la Mer Rouge, dispose de 30 km de quais avec des eaux profondes. A partir de là, nous pourrons desservir toute la région qui présente un déficit de 4 millions de tonnes par an.

-Y-a-t-il d’autres projets d’investissement dans le pipe et dans quels pays?

-Oui, notamment en Afrique, dont un au Soudan. Mais ces projets ne sont pas encore mûrs. Je préfère ne pas en parler pour le moment.

Cosumar a un tour de table orienté investissement et développement. Cette orientation est encouragée aussi bien par notre partenaire international (Wilmar) que par nos actionnaires institutionnels (CIMR, CMR, RCAR,AXA, Saham, Wafa Assurances,RMA, Mamda…).

Nous avons également cumulé une expertise certaine – plus de 85 ans dans le raffinage et plus de 50 ans dans la production de sucre, à partir de la canne et de la betterave, faisant de Cosumar un bon associé agro-industriel pour les investisseurs et les partenaires potentiels.

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