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Côte d’Ivoire : cession annoncée des 23% de parts détenues par l’Etat dans Sucrivoire sur la BRVM

Côte d’Ivoire : cession annoncée des 23% de parts détenues par l’Etat dans Sucrivoire sur la BRVM

Le gouvernement ivoirien a autorisé, la cession au public, de la totalité de la participation détenue par l’Etat de Côte d’Ivoire dans le capital de la société Sucrivoire, apprend-on d’une des décisions prises en conseil des ministres du 20 juillet 2016. « Cette participation, constituée par 563 500 actions, représentant 23% du capital social de la société, sera cédée à travers la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) », précise le communiqué final de ce conseil.

Il faut toutefois encore attendre le visa du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) pour la réalisation de cette offre publique initiale. De sources proches du dossier, l’opération devrait intervenir avant la fin de l’année 2016. Pour ce qui est des conditions de cession, on évoque une quasi-similitude avec celles de la récente vente publique des 2 millions d’actions détenues par l’Etat de Côte d’Ivoire dans la Société ivoirienne de Banque (SIB), soit 14 000 FCFA et 7800 FCFA.

Opérant dans l’agro-industrie, la société Sucrivoire constitue l’un des deux seuls producteurs de sucre en Côte d’Ivoire. Avec une production estimée à 92 000 tonnes en 2014, pour un chiffre d’affaires de 49,24 milliards de FCFA (82,3 millions $) et un résultat net de 5,88 milliards de FCFA (9,8 millions $). Les performances de 2015, faisant encore l’objet d’une validation en Assemblée générale, n’ont pas encore été rendues publiques.

Le capital actuel de l’entreprise est évalué à 24,5 milliards de FCFA (41 millions $).

Outre les 23% de l’Etat de Côte d’Ivoire, il est détenu à hauteur de 51,5% par le Groupe agro-industriel français SIFCA, à 25,5% par Terra Mauricia, un conglomérat établi à l’Île Maurice.

Cette sortie de l’Etat ivoirien du capital de Sucrivoire entre dans le cadre d’un programme de privatisation lancé depuis décembre 2013. Avec pour objectifs, réduire de 25% la taille du portefeuille des entreprises publiques, d’une part, et d’autre part, définir un nouveau périmètre d’intervention de l’action économique de l’Etat dans le secteur non marchand et dans le secteur marchand.

agenceecofin.com

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