Accueil / Bourse / Crise à la Bourse de Londres : le Qatar se jette dans la mêlée

Crise à la Bourse de Londres : le Qatar se jette dans la mêlée

Crise à la Bourse de Londres : le Qatar se jette dans la mêlée

Grand actionnaire de la Bourse de Londres, le Qatar a décidé de soutenir son conseil d’administration contre le fonds activiste TCI.

L’affaire du départ controversé de Xavier Rolet, patron de la Bourse de Londres, n’en finit pas de secouer la City. Malgré la démission forcée de ce dernier, fin novembre, le fonds activiste The Children Investment Funds (TCI) continue de réclamer la tête du président du conseil d’administration, Donald Brydon. Actionnaire à 5 % du London Stock Exchange Group (LSEG), il a réclamé une assemblée générale avec, à l’ordre du jour, la révocation de Brydon. Celle-ci est prévue pour le 19 décembre.

Des soutiens de poids pour l’actuel président

Mais ses chances de succès deviennent de plus en plus minces. Mardi, la Qatar Investment Authority (QIA) a annoncé qu’elle défendait le conseil d’administration et Donald Brydon. « Un changement de Président n’apporterait aucun bénéfice au LSEG à l’heure actuelle » a déclaré le fonds souverain qatari, selon le Financial Times. Un soutien de poids : avec 10,37 % du capital du LSEG, QIA est un des tout premiers actionnaires du groupe, à peu près à égalité avec le gérant d’actifs BlackRock qui possède plusieurs participations.

Donald Brydon a également reçu le renfort d’ISS et de Glass Lewis. Il s’agit de deux agences en conseil de votes, qui font des recommandations aux grands actionnaires institutionnels et aux sociétés de gestion en vue des assemblées générales. Elles estiment que TCI n’a pas fourni d’arguments suffisamment convaincants à l’appui de sa demande. ISS et Glass Lewis comptent dans leur clientèle deux tiers des actionnaires du LSE.

Guillaume Benoit
lesechos

Aller en haut