samedi 19 septembre 2020
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Croissance mitigée des économies subsahariennes en 2019 – Journal du Cameroun

Croissance mitigée des économies subsahariennes en 2019 – Journal du Cameroun

La croissance des économies de l’Afrique subsaharienne, au-delà des performances régionales, est restée mitigée en 2019, à cause des incertitudes persistantes de l’économie mondiale.Le dernier rapport semestriel de la Banque mondiale consacré à la conjoncture économique africaine soulignait que globalement, la croissance devrait ressortir à 2,6 % à la fin 2019 contre 2,5 % pour l’année précédente, soit une performance inférieure de 0,2 point de pourcentage par rapport aux prévisions d’avril.

Selon l’institution financière, la reprise dans les trois plus grandes économies de la région (Nigéria, Afrique du Sud et Angola) est restée timide ; ce qui a assombri les perspectives régionales.

Au Nigéria, le secteur non pétrolier a manqué de dynamisme tandis qu’en Angola, c’est le secteur pétrolier qui a peiné à progresser. En Afrique du Sud, une certaine défiance des investisseurs a pénalisé l’activité, faisait remarquer le rapport Africa’s Pulse de l’institution financière mondiale, publié en octobre dernier.

L’Afrique subsaharienne n’est cependant pas la seule région à pâtir de la conjoncture internationale incertaine. Les prévisions pour 2019 sont encore moins reluisantes pour le Maghreb et d’autres régions hors du continent, soulignait le document.

« Les économies africaines subissent elles aussi les contrecoups de la conjoncture internationale ; ce qui se traduit par une croissance modérée dans l’ensemble de la région », indiquait l’économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, Albert Zeufack.

Pour ce dernier, « la faiblesse de la croissance dans les pays d’Afrique est clairement corrélée à la faiblesse de gouvernance et, les responsables publics et les citoyens doivent placer la transparence et l’efficacité des institutions au cœur de leurs priorités ».

Par ailleurs, le dernier rapport Doing Business de la Banque Mondiale qui analyse les réglementations de 190 économies dans 12 domaines afin d’évaluer le climat des affaires à travers le monde, souligne que certains pays africains ont amélioré leur climat des affaires.

Dans ce document publié en octobre dernier, le Groupe de la Banque mondiale note que seules deux économies d’Afrique subsaharienne (Nigéria et Togo) figuraient parmi les meilleures progressions mondiales grâce à la mise en place de 73 réformes sur une période de 12 mois se terminant le 1er mai.

Dans ce classement des économies les plus performantes en matière de facilitation des affaires, le Togo figure dans le top 10 des pays les plus réformateurs pour la deuxième année consécutive, et pour la troisième fois en cinq ans.

Par les trois réformes de la réglementation entreprises par les autorités figurent notamment l’abolition de l’obligation de légalisation devant notaire des statuts d’une société, la réduction du délai d’immatriculation d’une entreprise et la simplification du mécanisme d’obtention d’un permis de construire.

Le Nigéria a lui aussi facilité l’exécution des contrats en améliorant la qualité des procédures judiciaires.

Le Sénégal a enregistré un gain de 4,9 points pour 18 places gagnées. De la 141è place, il occupe le 123e rang sur 190 pays, et totalise ainsi 59,3 points contre 54,4 dans le précédent rapport.

Cette performance se justifie par deux réformes majeures, notamment la mise en place d’une plateforme digitale pour la déclaration et le paiement des taxes en ligne et l’augmentation de la base de données du bureau de crédits.

La Côte d’Ivoire qui est passée de la 122è à la 110è place, soit une progression de 12 rangs, ambitionne «dans les années à venir» de figurer parmi les 100 meilleures économies du monde.

En Afrique du Nord, le Maroc a maintenu son avance et s’est hissé à la 53ème place au niveau mondial, gagnant ainsi 7 rangs au niveau mondial.

Le Royaume se classe au troisième rang des pays de la région de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient (MENA), derrière les Émirats arabes unis (16ème) et le Bahreïn (43ème), et devant l’Arabie saoudite (62ème), Oman (68ème), la Jordanie (75ème), le Qatar (77ème), la Tunisie (78ème), le Koweït (83ème) et l’Egypte (114ème).

Au niveau africain, le rapport souligne que le Maroc conserve sa troisième position derrière les îles Maurice, qui se classent au 13ème rang mondial, le Rwanda (38ème), et devant le Kenya (56ème), l’Afrique du Sud (84ème), le Sénégal (123ème) et le Nigeria (131ème).

Commentant cette performance, le Département du Chef du gouvernement soulignait que cette avancée « marque un progrès significatif dans la réalisation de l’objectif du Maroc consistant à atteindre le top 50 des plus grandes économies du monde d’ici 2021 ».

journalducameroun

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