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David Bleasdale, CEO de CITAC, se prononce sur l’avenir du secteur pétrolier en Afrique

David Bleasdale, CEO de CITAC, se prononce sur l’avenir du secteur pétrolier en Afrique

Dans une interview accordée à Francis Perrin pour la lettre OAG Africa, David Bleasdale, directeur exécutif de la société spécialisée dans le conseil à l’aval africain CITAC, a déclaré que « la demande pétrolière du continent africain pourrait augmenter de plus de 4% par an dans les deux prochaines décennies ».

Pour le responsable, cette croissance sera soutenue entre autres par le développement du secteur des transports, tant en Afrique du Nord qu’en Afrique subsaharienne, puisqu’on assistera à une forte urbanisation emmenée par une classe moyenne de plus en plus puissante. « Mais jusqu’à cette échéance, nous ne voyons pas une autre alternative au pétrole dans les transports. Les biocarburants peuvent entrer dans la chaîne d’approvisionnement mais compte tenu des prix actuels du marché du pétrole et des prévisions, leur impact sera limité », déplore David Bleasdale.

Abordant l’inévitable question du raffinage en Afrique, outre le chiffre alarmant de 102 millions de tonnes de production en 2015, en baisse de 7,8 millions, le responsable a expliqué que le pays qui a le plus participé à cette chute de la production est le Nigéria.

Il a toutefois salué l’implémentation de nouveaux projets en Égypte, au Nigeria, en Angola et en Algérie, tout en portant une mention spéciale à celui d’ERC, une filiale de l’une des plus grandes sociétés d’investissement égyptiennes, Qalaa Holdings, qui a récemment atteint la phase finale de la réalisation du projet dont la valeur est de 3,7 milliards $. Il s’agira de la plus grande du continent avec une production attendue 4,1 millions de tonnes de produits raffinés et de dérivés d’hydrocarbures à sa mise en service.

Depuis 2007, le continent est un importateur net de produits pétroliers. David Bleasdale affirme à ce propos : « nous ne voyons aucune raison à ce que cela change. Nous pensons que l’Afrique devrait voir cela comme un avantage car des capitaux seront disponibles pour être injectés dans les infrastructures, la santé, l’éducation et les transports publics ».

Plusieurs experts avaient déjà affirmé que les plus grands bénéficiaires de la conjoncture pétrolière des prochaines années seront les pays importateurs.

Olivier de Souza
agenceecofin.com

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