Accueil / Développement / De jeunes leaders ouest-africains reçus par le président de la Commission de la CEDEAO

De jeunes leaders ouest-africains reçus par le président de la Commission de la CEDEAO

De jeunes leaders ouest-africains reçus par le président de la Commission de la CEDEAO

Une délégation d’une vingtaine de jeunes leaders ouest-africains en provenance de neuf Etats membres de la CEDEAO et du Cameroun a échangé vendredi au siège de la Commission de l’organisation à Abuja, au Nigeria, avec le président de l’institution, Kadré Désiré Ouédraogo, sur les questions d’intégration.

Ces jeunes leaders, venus du Bénin, du Burkina-Faso, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Libéria, du Mali, du Nigeria, du Sénégal, du Togo et du Cameroun, sont de la 5ème promotion du programme dénommé «A la découverte de la CEDEAO» initié par la fondation Friedrich Ebert.

Du 15 au 19 juin, ces jeunes, appartenant à la société civile, aux partis politiques et aux organisations syndicales, ont visité presque tous les départements de la Commission de la CEDEAO et suivi une multitude d’exposés sur les diverses réalisations de l’organisation régionale.

Dans une déclaration lue par leur porte-parole, la Sénégalaise Fatou Diouf, et remise au président de la Commission, ces jeunes ont félicité la CEDEAO pour son intervention dans la crise malienne et dans les processus électoraux dans les Etats membres, sa gestion de la maladie à virus Ebola et pour son initiative de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace communautaire.

Ils ont toutefois déploré l’insuffisance de la communication qui rend invisible, selon eux, les réalisations de la CEDEAO dans la région, tout comme la faible implication des jeunes dans les prises de décision au niveau régional.

Comme recommandations, ils ont plaidé pour l’amélioration de la communication de l’institution, l’effectivité du forum des jeunes de la CEDEAO, la limitation à deux des mandats présidentiels dans l’ensemble des Etats membres et l’achèvement du processus de transformation du parlement consultatif en un parlement de codécision.

Ces jeunes ont également souhaité la création de centres de recherche et de formation à leur profit, la mise en place de bourses d’études et la mobilité des étudiants ouest-africains dans l’espace communautaire, le renforcement du commerce intra régional, la mise en place d’un fonds pour la promotion et le soutien à l’entrepreneuriat des jeunes ainsi que le renforcement de la pression sur les Etats membres dans l’application correcte des textes communautaires.

Le président de la Commission de la CEDEAO, Kadré Désiré Ouédraogo, les a félicités pour leur qualité de leader et remerciés pour le contenu de leur déclaration, leur rappelant au passage tous les efforts déjà consentis par son institution en matière de communication afin de mieux faire connaître les programmes et réalisations de la CEDEAO au niveau régional.

Dans un long exposé, M. Ouédraogo a fait un bilan exhaustif des 40 ans d’existence de la CEDEAO et dit sa fierté ainsi que celle des ouest-africains d’appartenir à cette organisation.

Le président de la Commission est longuement revenu sur les grands succès enregistrés par l’organisation régionale, notamment la suppression des visas, la libre circulation des personnes et des biens, le droit de résidence et d’établissement, la création de la carte brune d’assurance CEDEAO, de même que le renforcement de la paix, de la sécurité et de la démocratie dans les Etats membres.

Il a également insisté sur les progrès réalisés par la CEDEAO en matière d’infrastructures avec la construction de routes régionales, d’interconnexion des réseaux téléphoniques et électriques des Etats membres, d’élaboration de la politique agricole commune, de renforcement du commerce intra régional, etc.

M. Ouédraogo a enfin entretenu ces jeunes leaders ouest-africains sur les grandes priorités sur lesquelles la Commission qu’elle préside a concentrées ses efforts. Ces priorités, au nombre de six, portent sur la paix, la sécurité, le respect des droits humains et la démocratie en Afrique de l’Ouest ; la libre circulation des personnes et des biens ainsi que la réalisation d’infrastructures.

Les autres priorités sont relatives à l’accroissement de la production agricole et à l’autosuffisance alimentaire; au développement humain; et enfin au renforcement des capacités ainsi qu’aux réformes institutionnelles.

AIP/abidjan.net

Aller en haut