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Début de séance hésitant, le pétrole baisse, Ericsson se distingue

Début de séance hésitant, le pétrole baisse, Ericsson se distingue

Les principales Bourses européennes évoluent sans tendance claire en début de séance vendredi, l’impact de la baisse du pétrole et des métaux de base l’emportant sur la bonne tenue des valeurs technologiques après les bons résultats d’Ericsson.
A Paris, le CAC 40 gagne 0,06% à 5.395,10 points vers 08h15 GMT, à Francfort, le Dax prend 0,06% et le Stoxx 600 avance de 0,12% alors que le FTSEurofirst 300 cède 0,1% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,08%.

A Londres, le FTSE 100 progresse de 0,41%, profitant d’un nouvel accès de faiblesse de la livre sterling sur fond de reflux des anticipations de hausse des taux de la Banque d’Angleterre.

A Tokyo, l’indice Nikkei a fini en baisse de 0,13% mais le Topix, plus large, a gagné 0,05%, la hausse des valeurs financières avec la remontée des rendements obligataires compensant la faiblesse des technologiques.

L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) est lui franchement dans le rouge avec un repli de 1,14%.

Le recul a été plus marqué encore en Chine, où le SSE Composite de Shanghai a abandonné 1,47%. Les compagnies aériennes, notamment, ont souffert de craintes lancinantes liées aux tensions commerciales avec les Etats-Unis.

A Taiwan, dont l’indice phare a cédé 1,75%, le spécialiste de la fabrication de semi-conducteurs Taiwan Semiconductor Manufacturing Co (TSMC) a chuté de 6,34% au lendemain de la révision à la baisse de sa prévision de croissance du chiffre d’affaires, qu’il impute entre autres à un ralentissement de la demande de smartphones.

Cet avertissement a pesé sur la tendance jeudi à Wall Stret: le Nasdaq a fini en repli de 0,78%, Apple a perdu 2,83% et Intel 2,59%.

LES PÉTROLIÈRES EN BAISSE

En Europe, le compartiment des hautes technologiques s’affiche dans le vert en matinée, son indice Stoxx prenant 0,31%.

A l’opposé, le Stoxx du pétrole et du gaz abandonne 0,47% et celui des ressources de base 0,08% avec le repli des cours des matières premières, pétrole inclus, après plusieurs séances de forte hausse.

Les cours du baril sont en effet repartis à la baisse après les plus hauts de près de trois ans et demi atteints jeudi par le Brent, à 74,75 dollars, et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) à 69,56 dollars. L’un comme l’autre ont cédé plus d’un dollar.

Les cours des métaux de base comme le nickel (-2,32%) et l’aluminium (+1,51%) refluent plus nettement encore après l’envolée des derniers jours déclenchée par les sanctions économiques américaines contre des producteurs russes.

La bonne tenue des “techs” s’explique principalement par le bond de 15,44% du groupe suédois d’équipements de réseaux Ericsson, dont les résultats trimestriels ont dépassé les attentes du marché.

Le titre affiche sa plus forte hausse sur une séance depuis octobre 2008 et entraîne dans son sillage son grand concurrent Nokia, qui prend 2,78%, la plus forte hausse de l’EuroStoxx 50.

A Paris, Elis (+5,94%) est en tête du SBF 120 après une recommandation d’achat de Berenberg et Fnac Darty profite de son chiffre d’affaires trimestriel.

A la baisse, STMicroelectronics (-1,32%) continue de souffrir des inquiétudes sur les fournisseurs d’Apple.

LA REMONTÉE DES RENDEMENTS SE CONFIRME

Sur le marché des changes, le fait marquant du jour est la baisse de la livre sterling après les déclarations, jeudi soir, de Mark Carney, le gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE), tempérant les anticipations de relèvement des taux dès le mois prochain.

La probabilité estimée d’une hausse de taux début mai est tombée à moins de 50%, contre 70% avant les propos de Mark Carney, selon les estimations sur la base des swaps de taux. Le sterling abandonne 0,35% face au dollar et 0,2% face à l’euro.

La monnaie unique est parallèlement en léger repli face au billet vert, autour de 1,2335 dollar.

Quant au franc suisse, il évolue juste au-dessus de la barre symbolique de 1,20 pour un euro, enfoncé jeudi pour la première fois depuis l’abandon en janvier 2015 par la Banque nationale suisse de sa politique d’arrimage de la monnaie à ce seuil.

Du côté des emprunts d’Etat, l’heure reste à la hausse des rendements: celui du Bund allemand à dix ans est remonté à plus de 0,6%, son plus haut niveau depuis plus d’un mois et affiche pour l’instant un bond de neuf points de base sur la semaine, sa plus forte progression hebdomadaire depuis début février.

Le dix ans américain s’affiche quant à lui à près de 2,92%, au plus haut depuis deux mois.

“Tout ceci rappelle les mauvais souvenirs de janvier lorsque la hausse des taux avait fait dévisser les bourses”, note LBPAM, tout en constatant que “pour l’instant, ce n’est pas le cas”.

Au contraire, les principaux indices boursiers européens se dirigent vers une quatrième hausse hebdomadaire consécutive, de l’ordre de 1,4% pour le CAC 40 et de 0,5% pour le Stoxx 600.

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