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Décryptage: Ecobank se jette dans les bras de la QNB

Décryptage: Ecobank se jette dans les bras de la QNB

La banque Qatari devient premier actionnaire et premier bailleur de fonds d’Ecobank

Ecobank Transnational Incorporated (ETI) a annoncé, vendredi 27 octobre, le succès de son opération de mobilisation de 400 millions de dollars sous forme d’une dette convertible.

Limité aux actionnaires de l’institution, le bond était structuré en 3 tranches. La première, une dette convertible de 250 millions de dollars, a été arrangée par le fonds sud-africain Public Investment Corporation. La deuxième tranche de 140 millions de dollars a été réservée à la Qatar National Bank (BNB).

La dernière tranche, d’un montant de 10 millions de dollars, était réservée à divers actionnaires non institutionnels. La collecte mobilisée à ce niveau a été de seulement 1,1 millions de dollars, ce qui exprime une certaine distance, voire une méfiance, entre cet actionnariat et les orientations de la banque.

Le montant a été complété par QNB pour arriver à 400 millions de dollars . L’engagement renforcé du groupe Qatari laisse entrevoir une détermination claire quant à ses ambitions pour le groupe panafricain. En tout, le groupe Qatari aura prêté 148,89 millions de dollars à la banque panafricaine. Les deux tranches où la QNB a investi, à savoir la seconde et la troisième, ont été cotées à l’International Securities Market (ISM) de la London Stock Exchange (LSE).

L’obligation arrive à maturité en 2022 avec un coupon payable tous les 6 mois et coté à 6,46% au dessus de taux du Libor à trois mois. La conversion de la dette se fera à raison de 6 cents (dollars) l’action durant la période de conversion allant du 19 octobre 2019 au 13 octobre 2022. La dette pourra être rachetée à 110% de son montant total si l’option de la conversion n’est pas exercée, ce qui en soi offre une double protection à QNB.

Si le directeur général de la banque, Ade Ayeyemi, voit dans cette opération la capacité de la banque à lever du capital et la preuve de la confiance dont jouit la panafricaine auprès de ses actionnaires, il n’en va pas moins qu’on constate une importante réserve de la part des actionnaires non institutionnels. Le meilleur moyen de mesurer la qualité de la signature d’Ecobank aurait été, certainement, de sollicité le marché financier, ce dont la banque présente dans 34 pays africains s’est bien gardée de faire.

Adama WADE
financialafrik

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