vendredi 30 octobre 2020
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Des banques nigérianes cotées sur la bourse de Lagos ont gagné 247,3 millions $ après l’accord sur le pétrole, mais…

Des banques nigérianes cotées sur la bourse de Lagos ont gagné 247,3 millions $ après l’accord sur le pétrole, mais…

Les valeurs des banques cotées sur le Nigerian Stock Exchange ont bondi vendredi 10 avril 2020, au lendemain de l’annonce d’un accord trouvé sur la production de pétrole dans le cadre de ce qu’on appelle l’OPEP+. Toutes les 10 banques traditionnelles présentes sur ce marché financier ont vu leurs actions progresser, à l’exception de Fidelity Bank qui recule de 1,5%. Ainsi, la valeur boursière de ces institutions a grimpé de 247,3 millions $ en cette fin de semaine, selon des données collectées sur Capital IQ

Il faut relever que le secteur pétrole et gaz avait absorbé à la fin de l’exercice 2019, près de 26% de l’encours global des crédits accordés par les banques commerciales du Nigéria, selon des informations collectées auprès de l’Institut nigérian des statistiques. Par ailleurs, bien qu’en forte baisse, l’encours des créances douteuses dans les domaines pétrole et gaz était de 219,4 milliards de Nairas au 31 décembre 2019, le plus élevé de tous les secteurs économiques.

L’annonce de l’accord entre l’Arabie Saoudite et la Russie dont les mésententes ont été à l’origine de la dernière dégringolade des prix de l’or noir, représentait ainsi plus d’un motif de prévisions positives pour le secteur bancaire nigérian, leader africain de la production de pétrole.

Le premier est que les risques de défaut associés aux secteur pétrolier seraient réduits. Le deuxième c’est que la pression des liquidités sur le gouvernement, deuxième secteur d’exposition des banques, serait relâchée. Le troisième enfin serait qu’un nouveau rebond des prix du pétrole première source des revenus extérieurs et du gouvernement du Nigéria, suscite aussi l’espoir que la détérioration des réserves de change sera ralentie, et que la monnaie et les prix seront plus stables. Mais ces prévisions optimistes tardent à se confirmer sur le marché mondial du pétrole.

Au niveau global, les investisseurs semblent ne pas se satisfaire de l’accord trouvé pour une réduction de 10 millions de barils/jours. Les analystes qui suivent cette actualité au quotidien estiment en effet que pour limiter les effets liés à la réduction des besoins du fait du Covid-19, il aurait fallu une baisse de production de 30 millions de barils/jour. Dans ces conditions, les prix des diverses catégories de pétrole ont encore plongé en cette fin de semaine.

L’évolution des choses ne sera toutefois pas uniforme, pour l’ensemble des banques nigérianes, si on en croit une récente analyse de S&P Global Ratings. Selon les experts de l’agence de notation, certaines de ces entités feront mieux que d’autres, même dans des conditions difficiles. « Les banques ayant un bon niveau de fonds propres, seront plus résilientes avec un rendement moyen de 15% à 16% en 2020, contre environ 8% pour le secteur tout entier », ont-ils fait savoir.

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