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Des banques nigérianes suspendent l’utilisation de leurs cartes sur des distributeurs de billets à l’étranger

Des banques nigérianes suspendent l’utilisation de leurs cartes sur des distributeurs de billets à l’étranger

Des banques opérant au Nigéria ont suspendu l’utilisation de leurs cartes rattachées à des comptes dont les dépôts sont effectués en nairas, dans des distributeurs automatiques de billets à l’étranger, ou encore sur des plateformes d’achat en ligne dont les prix des produits sont payés en devises étrangères. « Nous vous informons que votre carte de crédit ne sera pas plus fonctionnelle pour des opérations internationales », indique un message de Standard Chartered Bank Nigeria envoyé à ses clients, selon des informations rapportés par des médias locaux.

Stanbic ITBC Bank et Guaranty Trust Bank (GTB) ont pris elles aussi des décisions similaires, sauf que pour GTB, les volumes de retrait à l’international ont été limités à 100 $ par mois. Désormais, pour effectuer des retraits en devises étrangères, les clients de ces banques devront demander à obtenir des cartes rattachées à des comptes de dépôts en dollar ou en livre sterling, les monnaies étrangères les plus utilisées par les Nigérians.

Cette information survient quelques semaines après que la banque centrale du Nigeria ait décidé de rendre effective, la mesure qui interdit à un seul client d’effectuer, sur sa carte bancaire, des transactions annuelles supérieures à 50 000 $. Certaines sources indiquent aussi que des détenteurs de cartes créaient des distorsions sur le marché monétaire, en effectuant des retraits en devises étrangères, pour ensuite les reconvertir en nairas, au prix fort du marché parallèle.

Plusieurs banques opérant au Nigéria appliquaient déjà une limite de retrait quotidien de 100 $, loin derrière les 300 $ autorisés par la banque centrale. Le fait est qu’acquérir des dollars est devenu onéreux pour ces banques qui, en retour, enregistrent des pertes liées à la dépréciation des taux de change.

L’inflation a atteint au mois de septembre un nouveau record de 17,5%, principalement tirée par la hausse des coûts de facteurs, notamment monétaires. Le pays dont les habitudes de consommation et le tissu économique sont dominés par des biens importés, doit faire face à une baisse drastique des prix du baril de pétrole, sa principale source de devises.

Idriss Linge / agence ecofin

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