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« DES FIRMES LOCALES ONT INVESTI EN AFRIQUE DE MANIÈRE RÉFLÉCHIE »

« DES FIRMES LOCALES ONT INVESTI EN AFRIQUE DE MANIÈRE RÉFLÉCHIE »

RAOUL GUFFLET : « DES FIRMES LOCALES ONT INVESTI EN AFRIQUE DE MANIÈRE RÉFLÉCHIE »

 

Après Madagascar et le Ghana, la Mauritius Commercial Bank (MCB) s’intéresse à la Côte d’Ivoire et à l’Éthiopie. Son objectif : renforcer sa visibilité sur le continent africain. Raoul Gufflet, le Deputy Chief Executive, nous parle des projets de la banque.

La MCB a introduit, il y a quelques années, le concept de « Bank of Banks ». Dans quelle mesure cela a-t-il contribué au rayonnement de la banque à l’international ?
Cela fait maintenant plus de huit ans que la stratégie Bank of Banks fait partie de l’expansion africaine de la banque. L’idée de départ était de positionner la MCB comme un partenaire privilégié des banques africaines plutôt que de les concurrencer sur leurs marchés. Alors que le continent noir se développe, la MCB compte amplifier le financement du commerce régional et de projets à travers l’Afrique. Depuis 2009, elle se positionne comme une « banque des banques », proposant aux institutions africaines d’externaliser certains de leurs services à Maurice.

Y a-t-il toujours des défis à relever pour pouvoir travailler en Afrique ?
L’Afrique est à la croisée des chemins. Elle est victime de son succès. Et les contrecoups du choc pétrolier de 2014 ont généré des difficultés que la plupart des pays du continent noir doivent aujourd’hui affronter. À titre d’exemple, les petits producteurs de pétrole brut ont rencontré des problèmes à cause de la chute drastique des prix du pétrole brut. Par ailleurs, certains pays africains sont toujours confrontés à des problèmes politiques. Il faut, toutefois, rester optimiste, car il y a des améliorations notables au niveau du développement technologique et des infrastructures sur le continent.

Quels sont, selon vous, les secteurs en Afrique qui offrent des possibilités d’investissement aux entreprises mauriciennes ?
Je crois que ce sont les secteurs liés à la télécommunication, aux infrastructures, aux nouvelles technologies et à l’importation de produits pétroliers. Il existe encore des pays africains où il faut mettre du diesel dans les générateurs pour avoir de l’électricité. Les énergies renouvelables, qui sont encore peu développées sur l’ensemble du continent africain, ainsi que l’éducation sont également des axes à considérer.

Votre constat de la performance des entreprises mauriciennes présentes en Afrique…
La majorité des entreprises que nous finançons sont venues nous consulter à la MCB pour nous faire part de leurs ambitions. Je pense pouvoir affirmer, sans prendre trop de risques, que la plupart des sociétés mauriciennes implantées en Afrique sont satisfaites de leurs investissements. Elles l’ont fait de manière réfléchie. Idem pour la MCB qui n’a pas la vocation d’être présente dans 15 pays africains. Nous préférons développer des partenariats stratégiques avec des banques qui ont leur franchise bien implantée dans ces pays. Notre investissement au Mozambique en est un bon exemple.

Quels sont les projets de la MCB sur le continent africain ?
D’abord, nous voulons mettre l’accent sur nos deux bureaux de représentation, qui se trouvent à Johannesburg et à Nairobi. Nous gérons également, avec la Société Générale qui est notre partenaire, la période difficile que le Mozambique vit en raison d’une forte dévaluation de sa monnaie. Aujourd’hui, nous nous intéressons à la Côte d’Ivoire. L’Éthiopie aussi nous intéresse de plus en plus. Nous sommes très présents au Ghana. Nous nous penchons également sur les pays importateurs de produits pétroliers, qui sont conscients du fait que le pétrole continuera à jouer, des années durant, un rôle prépondérant dans le développement des pays africains.

LEENA GOORAYA-POLIGADOO / defimedia.info

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